‹ Le pourboire; comédie en un acteChapitre 11 sur 36 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LUC, à Etienne.

Lisez vite, monsieur Etienne. "iT^,^

.fjJ '^. ;'^*!' POUPART, à par/.

S'ils ont gagné un million, je comprends qu'ils me donnent mille francs de pourboire. J'aurai donc enfin eu de la chance une fois dans ma vie !

ETIENNE, sur le point d*ouvrir le télégramme. Ah ! mais non.

POUPART, sursautant.

Vous dites?

ETIENNE, tristefnent.

Mon père ne veut pas qu'on ouvre cette dépêche avant son retour.

LUC, désolé.

C'est juste.

POUPART, rassuré Ah ! bon ! Je croyais (Il s'assied).

ETIENNE, étonné, à Poupart.

Vous êtes fatigué ?

POUPART

Pas du tout ! Pourquoi me demandez- vous ça ?

Mon Dieu! Comme je vous vois assis.

POUPART

Ah ! mais ce n'est pas parce que je suis fatigué que je m'assieds !

LUC

C'est pour vous fatiguer alors ?

POUPART

Non ! (Un temps.) J'attends.

ETIENNE

Et qu'attendez-vous?

POUPART

Ben, le pourboire !

LUC, à part.

Il est sans-gêne. (Haut.) Je suppose que le pourboire est toujours facultatif, même dans les postes?

ETIENNE, imposant silence à Luc.

Tais-toi! (A Poupar t.) Y ous avez raison, mon ami. Tenez ! (// lui donne une pièce de cinq sous).

POUPART, sans bouger.

(/est un acompte ?

BTIENNE, suffoqué.

. Un acompte? Ah çà I est ce que vous croyez que je vais vous octroyer un pourboire en plusieurs versements ?

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