SCÈNE III
LUC, à Etienne.
Lisez vite, monsieur Etienne. "iT^,^
.fjJ '^. ;'^*!' POUPART, à par/.
S'ils ont gagné un million, je comprends qu'ils me donnent mille francs de pourboire. J'aurai donc enfin eu de la chance une fois dans ma vie !
ETIENNE, sur le point d*ouvrir le télégramme. Ah ! mais non.
POUPART, sursautant.
Vous dites?
ETIENNE, tristefnent.
Mon père ne veut pas qu'on ouvre cette dépêche avant son retour.
LUC, désolé.
C'est juste.
POUPART, rassuré Ah ! bon ! Je croyais (Il s'assied).
ETIENNE, étonné, à Poupart.
Vous êtes fatigué ?
POUPART
Pas du tout ! Pourquoi me demandez- vous ça ?
Mon Dieu! Comme je vous vois assis.
POUPART
Ah ! mais ce n'est pas parce que je suis fatigué que je m'assieds !
LUC
C'est pour vous fatiguer alors ?
POUPART
Non ! (Un temps.) J'attends.
ETIENNE
Et qu'attendez-vous?
POUPART
Ben, le pourboire !
LUC, à part.
Il est sans-gêne. (Haut.) Je suppose que le pourboire est toujours facultatif, même dans les postes?
ETIENNE, imposant silence à Luc.
Tais-toi! (A Poupar t.) Y ous avez raison, mon ami. Tenez ! (// lui donne une pièce de cinq sous).
POUPART, sans bouger.
(/est un acompte ?
BTIENNE, suffoqué.
. Un acompte? Ah çà I est ce que vous croyez que je vais vous octroyer un pourboire en plusieurs versements ?