‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 116 sur 190 · Correspondance Le Prestre, 25 juillet 17G · texte numérisé non relu

Correspondance Le Prestre, 25 juillet 17G

était bien raliénation mentale et non une simple fièvre frénétique '.

Il fallut le ramener a Saint-Méen. « L*abbé Clemenceau, qui entend mieux le langage des fous, en tirera plus de parti que nous, » écrit Barrin avec une pointe de malice qui donne à penser ^ Le duc * ne dit-il pas lui-même : « Il parait que ce qui Ta troublé et égaré est la frayeur du supplice qu'il croit avoir mérité. On juge par les discours qu'il tient qu'il craint d'être damné s'il ne nomme pas les gens qui l'ont engagé à écrire la lettre anonyme qui fait son crime 3... » Ces mots dévoilent clairement l'idée* préconçue et le parti-pris de l'accusation qui voulait absolument faire de La Chalotais l'inspirateur de Bouquerel *. Or, on n'a jamais découvert la moindre preuve de cette supposition et, par contre, Bouquerel étant encore plein do bon sens, a explicitement déclaré qu'il avait écrit sa lettre seul et n'avait jamais eu de complice. Cette fois encore, on laisse de côté les

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