I. Arcb. Nat., H. 436. Rapport du 28 ooûi
J'oi suivi le récit du rapport. Dans le public, on t'amusa de TaTentare, et l'on n'en fit point grief oux deux magistrats. On raconta que • La Villebouquois, revenant de souper ches le président de Robien, heurtn du pied une botte do loitues, les renversa et les paya 3C livres. Un pnirouillard éinnt venu regarder sous le nés le président de Chef-du-Uois, celui-ci lut donna un soufflet; quelqu'un do la compognie donna six livres à cet bomme, qui fut très satisfait t (Journal da EvènemenU, p. 30.)
Chef-du-Bois et Bonin de la Villebouquais étaient par lettre de cachet exiles, Tun h Concarneau, l'autre à Landerneau.
A rintcndance, on trouva la punition légère.
Flcsselles, d'ailleurs, ne se privait pas luimême du plaisir do la chasse, il allait souvent dîner avec M"** de Flesselles au couvent de Saint- Sulpicc, abbaye bénédictine de dames nobles, située dans la forêt db Rennes, et Ton chassait dans les environs afin d'en procurer ragrémcht aux dames ^
11 eut la pensée de tirer parti de TaiTaire des deux conseillers.
« M. de Chef-du-Bois parait fort déconcerté de cette mortification; M. de la Villebouquais, au contraire, s'en fait gloire, dit-il. C'est un très mauvais sujet qu'on ne souffre que par égard pour son père... MM. de Chef-du-Bois et de la Villebouquais sont deux jeunes magistrats bien légers. Une fois éloignés de leur corps, peutêtre s'échapperaient-ils à dire ce qu'ils ont fait tous ensemble. M. de la Villebouquais pourrait élre surpris par la boisson ou par l'argent, il est fils d'un homme de bien, mais qui a dix enfants et peu de fortune (M. de la Villebouquais père, conseiller de grand'chambre) et, par* conséquent, n'est pas en état de faire passer beaucoup à son fils. Peut-être, par ce moyen et le secours d'une personne industrieuse et adroite, pourrait-on savoir de lui bien des choses qui se sont passées au Thabor^... »