‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 130 sur 190 · Proeèê iiuiruit, III, 166, nota · texte numérisé non relu

Proeèê iiuiruit, III, 166, nota

l'bxpbrtisb 379

L'accusé est donc le seul homme au monde qui ait n la main raide et sèche; » il a des organes qui ne ressemblent à aucun autre ; il n*a pas de semblable, c'est un original sans copie, par suite il peut seul être Tauteur des billets M 11 y a des liaisons dans les billets et il n'y en a pas dans les pièces; de cette différence l'expert conclut bravement a la similitude : « C'est, dit-on, la lenteur voulue de la main qui a occasionné ces liaisons postiches ! Quel barbouillage ! Quelle folie ! »

On tire argument des lettres semblables. L'expert les croit altérées par la simulation, mais Cependant, dans certains cas, la nature l'emporte. « Que penser d'un art fondé sur des erreurs si grossières? Qui empêche un homme de tracer une lettre comme un autre homme? Les experts trouvent toujours des traits de conformité entre les pièces quand ils veulent perdre un accusé : ce qui ne ressemble pas à l'une ressemble à l'autre; il est impossible de leur échapper. Et celui-ci n'exprime pas seulement un avis, il affirme que les billets et les pièces sont de la même main. Son jugement n'en est que plus méprisable, car il affirme un fait de la dernière importance sur un fondement qui ne suffirait pas pour baser un simple soupçon^. »

Paillasson , expert - écrivain -juré - vérificateur** professeur de l'Académie royale d'écriture, fut plus aflirmatif encore. 11 prend chacune des pièces à vérifier et les rapproche des pièces de comparaison. Il part de ce principe : « L'écri-

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