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d*un autre, provoquera la condamnation de celuici pour assurer la perte de celui-là, et réciproquement. N'est-ce pas violer la lettre et Te^prit de Tordonnance ' ?
Ces arguments étaient irréfutables. Les parents des inculpés eurent soin de faire signifier cette requête, la veille de Taudience, à M. de Ville* blanche. Celui-ci la communiqua a la Cour qui en ordonna la lecture, ce qui occupa toute la séance du 19 août, attendue avec tant d*impatience. Elle n'avait pas de décision à prendre, la requête étant adressée au roi, mais les esprits en furent fort ébranlés. La journée du 20 aoAt fut employée, à entendre l'expert Royllet. Ce jour-là, à la fin de l'audience *, le président de Farcy de Cuillé émit l'avis que devant les nombreuses récusations de l'accusé et ses invectives contre ses juges, il serait de la dignité du Parlement de demander lui-même le renvoi à Bordeaux.
Le lendemain, on examine la requête des enfants de M. de la Chalotais contre Royllet et Orry. Enfin la décision définitive est renvoyée nu vendredi 22 août. Visiblement, le Parlement hésite et tergiverse, «c Ah! mon Dieu! que cela va mal, gémit La Noue, si demain ne relève pas tous les inconvénients que nous prévoyons. » Il assure que Royllet a déclaré que La Chalotais était « un grand coquin; » cela le console, mais cela ne lui suffit pas ^.
Le 22 août, la Cour se réunit à six heures du
i. Au Roy, requête, p. 34.
2. Et iioii le 21 uuût, comme le dil M. Marioii (La Bretagne, p. 41'), note).