Arch. Nat, H. 499. VUleblaaeba à Uvardj, M noét
400 LE DUC d'aiguillon et la ghalotais
Cette décision provoqua dans le parti aig^illonniste une explosion de colères : « Enfin, dit FlesselleSf le masque est levé, la mauvaise foi de plusieurs et la frayeur de tous viennent de se manifester : après des délais et des incidents de toute espèce, on vient de rendre arrêt pour nommer deux nouveaux experts, Tun de Paris, Tautre do Lyon, et, pour gagner du temps, M. le premier président est chargé d'écrire à Lyon... Il faut convenir que Tindécence est trop marquée et que le déni de justice à la personne du roi est bien caractérisé,.. On peut être assuré que jamais le Parlement n'osera décréter M. de la Ghalotais... ^ »
Et La Noue : « Après deux heures de séance, le mystère vient d'éclater, la méchanceté et la lAcheté sont & découvert... » Il écrivait quelques heures auparavant : <c Par tout ce que je vois et ce que j'entends, je suis persuadé qu'il n'y a pas un de nos juges qui ne soit convaincu que les anonymes sont de Taccusé, mais ils tremblent de le prononcer juridiquement. La famille Ghalotais, leurs adversaires, la cabale des avocats de Rennes, la multiplicité des faits justificatifs, les relations de la Cour et de Paris et le respect humain des autres Parlements les tiennent dans la crainte, dans Tincertitude et les font liésiter vis-à-vis d*une offense faite au roi, à ses ministres, malgré la preuve fixée par l'ordonnance. Ils