‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 145 sur 190 · LES HESITATIONS DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

LES HESITATIONS DU PARLEMENT

n*ont môme pas le courage de voir que leur conduite les déshonore aux yeux de la cour et que les fidèles sujets de la faction contraire doivent nécessairement les mépriser par le déni de justice qu'ils font au roi. Cette lÂcheté, que les uns couvrent par des expressions de mauvaise volonté et les autres par des scrupules sans fondement^ est la base de leur inaction...

« Je ne vois dans tout ceci que fausseté, mal-* voulance et pusillanimité... Il n'y a pas un moment à perdre pour que les ministres écrivent, de la part du roi, & notre Parlement des lettres foudroyantes sur le déni de justice général par la mauvaise volonté des uns et la l&cheté des autres; qu'il leur soit ordonné dans les vingt-quatre heures do prononcer sur les informations sous peine de désobéissance et d'indignation du roi... Je crois devoir le répéter, il n'y a que des lettres de fermeté et des courriers ad rem qui puissent faire marcher ces gens-ci. Le sentiment français do respect et d'amour du souverain est encore dans leur cœur, mais il est encroûté de manière qu'il faut on casser la coque & coups de marteau.

« Je demande pardon h M. le contrôleur général de ma vchcmence et do la liberté avec laquelle je m'explique. Lo décret de prise de corps fait tous mes désirs. Une fois décerné, le roi, offensé dans sa personne et assuré par la déposition de cinq experts habiles et de probité reconnue, sera maître do prononcer lo jugement et laissera la honte et le mépris aux mauvais serviteurs qui Tout abandonne*. »

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