‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 147 sur 190 · Arch. Nai., H. 430. Lavordy & FlesteUes, 24 «oui 176G · texte numérisé non relu

Arch. Nai., H. 430. Lavordy & FlesteUes, 24 «oui 176G

LES HÉSITilTIOlfS DU PARLEMENT 403

de fonds dans Téiat de surexcitation où se trouvait la province, par une assemblée réunie à doux pas de la prison où était détenu un accusé comme M. de la Chalotais? Il s'en ouvre avec le duc d'Aiguillon et émet pour la première fois ridée que le procès pourrait être évoqué devant le Conseil du roi. « La procédure du Parlement de Rennes est nulle, dit-il (ce qui donnait amplement raison aux défenseurs des accusés), ayant représenté les pièces du délit et celles de comparaison a M. de la Chalotais avant de l'avoir décrété. Au reste, ce Parlement ira bientôt chercher ses experts à la Chine; son envoi à Lyon est la fable de l'univers... Il n'est pas possible d'attendre la fin de Taffaire criminelle pour réunir les Etats, on ne peut différer au-delà du 15 novembre. Ce serait faiblesse que de retarder encore et c'en serait, je crois, une autre de ne pas les tenir à Rennes... C'est ce que tout le monde pense ici..., je vous écris pour tâcher d'en venir a bout*. »

Le duc d'Aiguillon s'était lui-môme séquestré a Belle-Isle pour être plus éloigné de l'affaire qui se jugeait à Rennes. Cependant il n'y était pas resté complètement étranger; une note, écrite de sa main, prouve qu'il avait au moins donné son avis sur un point particulier^. Lui aussi est navré de la décision du Parlement; il s'épanche dans une

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