Arch. NoI., H. 439. Laverdj à d'Aigunion, Ift moti 17fi
3. Celle note autographe, datée du S août 1766, est ainsi conçue : « On rroit qu'il fnut rédi|fer en termes plas elairs une partie des lettres potenles. il est essentiel et même indispensable qnll toit enjoint au Parlement de découvrir l'auteur des billets dans les termes les plus clairs et les plus positifs, afin qa'on no pnlaao pas reprocher aux sages d'y avoir travaillé de leur proprn i
404 LE DUC d'aiguillon BT LK GHALOTillS
lettre remplie de beaux sentiments qu'il adresse «lu président de Montbourcher :
(c La conduite du Parlement m'afflige au dernier point, il refuse au roi la justice qu'il n'oserait pas refuser au dernier des particuliers... Pourquoi faire venir un expert de Lyon? Ce procédé est offensant pour les ministres qui avaient choisi les experts précédents et semble indiquer un parti-pris d'éluder le jugement. Je tremble que le roi, qui est très vif en ces matières, ne se fAche tout à fait, et ce ne sera pas sans raison. J'ai essayé de justifier dans une lettre que j'ai écrite au roi et dans celles que j'écris aux ministres la conduite du Parlement, mais ce n'est pas chose facile...
« J'ai le cœur navré de tout ce qui arrive et donnerais la moitié de mon bien pour que vous n'eussiez pas fait pareille démarche. J'aimerais mille fois mieux que vous ayez absous M. de la Chalotais, tout coupable qu'il peut être... Je vous jure que le désir qu'on peut me soupçonner d'être vengé dos outrages que j'ai reçus de lui n'y entre pour rien. Je les méprise autant que sa personne.
« Je suis désespéré de voir une compagnie se conduire si irrégulièrement et manquer ainsi à son maître. Vous ôtes le seul on qui j*épanche mon cœur et à qui je confie mes sentiments intimes. J'arriverai h Rennes le 3 (septembre 1766), et j'en partirai dès le lendemain. Je suis fAché d'y passer si ra])idoment que ce soit en ces cir-
vement dont lu vue de perdre un de leurs coufrèrei. • (Arck. Nai.. H. 43U.)