Correipundance Le Prettre, 14, 17, 19, 21 noyembre
• M. Uluiu de Sainl-Aubin, notre greffier en chef criminel, chargé de In procédure criminelle qui occupe tout le monde, mourut avaut-hier. » (Corr. Le Prettre, 8 novembre 1706.)
Conseil, il pouvait le faire juger par ce Conseil lui-même ou bien le renvoyer à un autre Parlement, par exemple à Bordeaux, avec Tordre de trancher le débat. Mais à ce moment, il faut le remarier, il s'agissait toujours de juger et, dans Tesprii de beaucoup, de condamner les accusés. Saint-Florentin était encore convaincu que si la première solution prévalait, une peine rigoureuse serait prononcée contre La Chalotais.
La discussion fut longue, elle se prolongea pendant deux heures, le 15 novembre, sans aboutir *à *aucun résultat. Le roi « désigna un autre Conseil pour la même affaire » le lundi 17 novembre, à cinq heures du soir, prescrivant un secret absolu. Il n'y eut pas encore de résolution arrêtée ce jour-là. Partout l'anxiété redoublait. « Que se passe-t-il donc ? dit Borrin. Je tremble de penser qu'il y ait un changement dans les avis. Cela me dégoûte de m'intéresser à tout ceci et je voudrais ne plus jouer aucun rAle dans cette fastidieuse affaire ^ »
La séance avait été renvoyée au samedi 22 novembre; enfin ce jour-là une décision fut prise. Le roi, faisant droit aux requêtes des accusés, rapportait les lettres patentes du 5 juillet 1766, qui avaient prononcé la disjonction des billets anonymes ; il évoquait à son Conseil toutes les accusations intentées et les poursuites commencées, pour être continuées par les maîtres des^ requêtes Esmangart, comme ministère public, et Le Noir comme rapporteur. L'affaire devait être instruite et jugée définitivement par le Conseil du roi, et