‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 167 sur 190 · Correspondance Fonieiie, p. 200, 293, 28 novembre · texte numérisé non relu

Correspondance Fonieiie, p. 200, 293, 28 novembre

2. Arch. municipolci de Soinl-Malo, DB. bO. White de Boisiplé à Fleisellei, 22 avril 1766.

convenu^ les denrées ont été fort chères ; » il propose de fixer désormais Tontretien à 3 livres par jour pour Boudesseul et 4 livres pour dé Reynes ff qui est d'un appétit plus qu'ordinaire et qui fait une grande consommatiqp en vins et boissons ^ »

Le Gaignoux dut accepter ce tarif. Mais, devenu soupçonneux, il s'adressa aux magistrats eux-mêmes. Ceux-ci refusèrent nettement de payer, estimant sans doute qu'ils n'étaient pas en prison pour leur plaisir et qu'ils ne devaient pas y être à leurs frais. Alors le gouverneur Fontette se fâche, il se rend dans les cellules des prisonniers et les somme d'acquitter leurs dépenses; il les menace, s'ils s'obstinent, de défendre qu'on leur fournisse des vivres. Us persistent. Saint -Florentin, informé, approuve Fontette, mais trouve qu'il est tout de même allé un pou loin : « Il conviendrait peu de les laisser manquer du nécessaire dans la vue de les réduire à le payer. » Il autorisait même Fiesselles, si le traiteur criait trop haut, à lui remettre quelque argent, mais sous main, « sans qu'il paraisse que cela vienne de vous et en supposant quelque personne qui paraîtrait le prêter à la charge de remboursement, lorsqu'il aurait été payé de son dû par les prisonniers^. »

On Qssure que les habitants de Saint-Malo, tout dévoués aux magistrats, déposèrent aux mains du

1. Arch. man. de Saint-Malo. DD. 50. Wliito d« Bobgl4 à Fl«ttellet, 30 mai 1760. Le maire réclamait ea même tempe le paiement de trois mémoires pour le eenrice dee prltonniere : 771 liv. pour le bois et la chandelle, tN)7 Ut. poer roomitore de mevblee.

9. Correipondanet FontHiê, p. ISS. Seiai-FlereBtio à FleeseUes, 6 sept. 1760.

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traiteur une somme de 10,000 livres ^' Mais ce no pouvait être qu'à titre de garantie. Aussi, à peine les prisonniers partis, Le Gaignoux demanda à être soldé. Flesselles insista de nouveau auprès du contrâleur général, rappelant qiië les détenus avaient constamment refusé de payer leur nourriture et que le traiteur avait déjà plusieurs fois réclamé son paiement; il sollicitait des instructions précises pour le règlement de cette somme, « qui ne laisse pas d'être asses considérable^. »

Voici, en elTet, Tétat de la dépense des prisonniers d'Etat à Saint-Malo, dressé par Whito de Boisglé et approuvé par l'intendant ' :

Pour M. do la Chalotais et son domestique,

du 22 déc. 1705 au 24 avril 1700 : ^ G80 1.

Pour M. do Caradeuc et son domestique,

du 21 déc. 1705 au 24 nov. 1700 : 1.745 1. 5 8.

Pour M . do la Gêcherio et son domestique,

du 22 déc. 1705 au 24 nov. 1700 : 1.703 1. 17 s.

Pour M. de Montreuil et son domestique,

du 24 déc. 1705 au 24 nov. 1700 : 1.080 1.

Pour M. de KorsalaQn et son domestique,

du 19 février au 23 nov. 1700 : 1.1031. Os.

Pour M. de la Colinièro et son domestique,

du 20 doc. 1705 au 25 nov. 1700 : 1.458 1. 2 s.

Pour lo S' Boudcsscul,

du 20 déc. 1705 jusqu'au déc. 1700 : 1.090 1.

Total 8.995 1. 13 s.

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