Arch. Nal., U. G08. 18 décembre
4. On remarquera que lu dépense de M. de U ChaloUis ■'••t comptée que jusqu'où 2'i avril 1760, bien qu'U iTait quitté lo
LA FIN DU PROCicS 441
On a trouvé cette somme fort élevée et Ton en a conclu que les prisonniers faisaient bonne chère et n*étaicnt guère malheureux*. En réalité, il est facile de vérifier que ce total donne exactement deux livres dix sous par jour et par p,ersonne. Est-ce excessif? Voudrait-on imposer à ces magistrats une vie d^anachorète ? Ce qui est excessif, c*est la mesquinerie du gouvernement qui l\(ésitait a payer cette dépense. Quand on invite les gens, il est d'usage de les nourrir; à plus forte raison quand l'invitation est transmise par la maréchaussée. Enfin Laverdy autorisa le paiement, et la dette fut soldée par M. Magon de la Lande, trésorier des Etats, le 9 janvier 1767'.
Le procès allait donc recommencer pour la sept^me fois devant une juridiction nouvelle. Il fallait d'abord dessaisir le Parlement de Rennes. L'opération se fit sans douleur. Un huissier du Conseil arriva à Rennes le 26 novembre. Il alla signifier Fnrrôt au premier président, & l'avocat général Le Prestre et au grefiier. On lui remit aussitôt tout le dossier, pièces de conviction et do comparaison et môme les procédures faites devant le Parlement qu'on ne deman-
châleoa de Saint-Halo que le 90 jaillel, et que celle de M. de Rejnet n'eit pei portée. Sent doute des ecomptet evelent M pnjéf Antérieurement au traiteur.
1. II. Carré, La ChalotaU et le due ti'AigmiUom, Introd. p. 13, note 3. ~ M. Marion, La BreUgne et le due d*AiguiUom, p. 376.