CorretpoDdaDce Le Prestre, 23 novembre
S. Arcb. du min. de le justice, Le Prestre à d'Ai^illon, SI novembre 1765.
3. • Vous ne lauries croire quel beume votre lettre • mit dent mon sang, l'assurance des bontés de Sa Majesté a mis le r^me dans mon esprit. » (Arcb. Nat., H. 437. Le Prestre à Saint-Florentin, 22, 25 novembre 1765. — Arcb. min. justice, Le Prestre à d'Aiipiillon, 26 nov. 1765.)
LA COMMISSION EXTRAORDINAIRB 131
constitution illégale'. <x On a paru craindre, écrit Tun d^eux, que cette espèce de défection ne portât un grand préjudice aux opérations qui restent à faire. Si des raisons de convenance, d'honnêteté publique et d'humanité s*opposaient à ce qu'il remplit ce rôle, son substitut aurait pu faire la poursuite^. »
Les commissaires employèrent les premiers jours à procéder à leur installation. Ce ne fut pas chose très facile. Les habitants ne se mon* traient guère empressés :. « Rennes fait pitié, tout le monde en sort pour abandonner le champ de bataille à ces commissaires '. » Ils eurent même quelque peine à trouver des logements. « Je cherche ce qui me conviendra davantage pour me rapprocher et pour économiser sur les prix, écrit l'un d'eux, les logements étant très chers ici... Je me suis pourvu de porteurs, car c'est ici l'usage; quand il fait beau et qu'on veut marcher, on les fait suivre : cela fait cortège^... » « Ils n'ont été accueillis ni du public ni des particuliers... Ceux qui n'auraient pu se dispenser de les recevoir ont pris le parti de se retirer à la campagne. Ils ont été bornés aux .maisons de l'évêque, du duc et de l'intendant, où il ne se trouvait guère qu'eux. S'ils entraient dans quelque boutique de libraire, où les gens de lettres ont
1. Remontrances de MM. les conseillère d'EUt et maliret dee requêtes tenant la Commission do conseil en Bretagne, des 16 et IS novembre 1765. (Recueil êur /« Bretagne, p. ft-ift.)
S. Arrh. Nat., H. 437. Lettre d'an commissaire, S% noT. 1765.