‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 59 sur 190 · AdtlUion au tecomd Mémoire de La Chalotais, p · texte numérisé non relu

AdtlUion au tecomd Mémoire de La Chalotais, p

202 LE DUC D AIGUILLON ET LA ClIALOTAIS

les malhonnêtes gens en Bretagne. Il est vrai que pour juger sainement il eût fallu prendre précisément le contraire de ce qu'il disait.

La Chalotais pria son interlocuteur de se souvenir de ce qui s'était passé entre eux à Versailles et des services qu'il avait essayé de rendre.

— Galonné répond qu'il ne peut s'en rapporter à rien de ce qu'il savait comme homme, qu*ii devait juger secundum allegata et probata.

— Pas cependant sur des calomnies, reprend La Chalotais.

L'autre parle avec dignité de la rigueur de son ministère et des devoirs qu'il lui impose *.

Voici maintenant le récit do Galonné : « M. de la Chalotais me fit, relativement à son procès, beaucoup de questions et de propositions auxquelles il ne m'était pas permis de satisfaire au gré de ses désirs. 11 s'en plaignit. Je le priai, avec tous les adoucissements que l'honnêteté peut suggérer, de considérer ce qu'exigeaient ma position et mon devoir. Ce mot de devoir lui déplut, ainsi que la réserve que je mettais dans quelquesunes de mes réponses... Je lui olTris mes services, je m'informai des choses qu'il désirait, il in*en donna une note qu'il écrivit devant moi, il y joignit un mémoire sur sa santé qu'il me pria de faire remettre à son médecin et me demanda d'aller voir son fils. Je consentis à tout, je fis ses commissions, j'allai voir M. de Caradeuc que je trouvai fort abattu, je le calmai...

tt M. de la Chalotais me dit qu'il ne concevait

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