‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 96 sur 190 · Journal tiei EpèmememUt p · texte numérisé non relu

Journal tiei EpèmememUt p

S. Voici l'extrait, cit^ par Lin^ei, de cette lettre dont on n'a pas retrouTé l'original : « Je déclarerai et aflBrmerai, moneieur le dac, en toutet occasions et en tons lieux, h U Cour des Pain, si TOUS le juges h propos, que rien n'est si fans, si criminel et si béte que l'assertion de l'enroi d'un courrier de mn part pour empêcher une exécution quelconque en Bretagne. • (Mémoirtpomr d'Aiguillon, p. 320; — Mémoirt à eoruuUer ei comêmUmiiom pomr M. U duc d'Aiguillon, p. U-16.)

280 LE DUC d'aiguillon et la CilALOTAfS

facilement accueillie au milieu de la surexcitation qui rognait alors. La Clialotais lui-mômo n'en' parle qu'avec réserve. On objecta, il est vrai, au duc d'Aiguillon que le certificat demandé et publié par lui n'était pas décisif, car on avait parlé du duc do Praslin'ot non du duc do Choiseul, son cousin * ; malgré tout, il somblo difiicilo d'admettre qu'on eût osé pousser le désir d'abattre l'opposition jusqu'à commettre cette folie criminelle.

Ce qui le démontre encore, c'est quo dès le 2 février, le roi annonçait au Parlement de Paris que le procès allait être rendu à la Cour de Rennes. Et en effet, le 17 février, la Chambre royale de Saint-Malo était subitement dissoute et SCS membres rappelés à Paris. On donnait comme raison quo le Parlement, comprenant actuellement U!i nombre suffisant de membres pour conlinuer l'instruction et juger le procès, avait demandé qu'on lui renvoyât l'affaire •'.

Il y avait un autre motif plus réel et plus exact, c'était le soulèvement des Cours contre la juridiction d'exception si abusivement chargée do trancher ce redoutable débat '**.

1. sixième Développement^ p. 57. — Rcpome au ^rand Mé^ muirct p. 83-88.

2. Procè» imtruit, III. 108-110. — Cet lettres pntciitci étaient datées du l'i février, elles furent enregistrées le 17 pur la Commission qui se sépora aussitôt.

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