Procès instruit, II
2. Les quatre lettres saisies avaient été adressées à M. de Caradeuc, au château du Taureau ; trois sont datées des 13, 16, 19 décembre 1765; une sans date.
3. Procès instruit, II, 274. — Caradeuc avoua en effet avoir trouvé des papiers sous la tuile, au pied de son lit, oux Cordeliers ; mais il n'a rien trouvé dans la chandelle moulée, parce qu'on lui o donné de la bougie. {Procès instruit, II, 19ô.^
260 LE DUC d\\iguillo>' et la ciialotais
causer avec votre père. Ne ménagez pas : j'ai de l'argent et ce n'est pas dans ces conditions qu'il faut rien épargner. Nous ferons notre possible pour que vous soyez instruit. Regardez dans votre paillasse. J'écris encore là-haut. Nous faisons tous de notre mieux. S'il plaît à Dieu, tout ira bien. L'affaire du notaire est celle qui fait le plus de bruit et on m'assure que ce n'est rien. Rappelez-vous-la bien pour la dire comme elle est. Je me porte bien, tranquillisez- vous... Je vous aime et vous embrasse de tout mon cœur*. »
Malgré les encouragements de sa feiùme, Caradeuc fît preuve, dans son récolement, d'une certaine timidité. Il reconnaît que son père lui aurait écrit : Dites à nos amis de tenir ferme et de tout refuser; mot qu'il explique et qui d'ailleurs ne se trouve dans aucune des lettres de celui-ci. Il croit avoir vu une fois Bouquercl venir à l'hôtel de Caradeuc^.
Les témoins furent mis en présence de l'accusé : l'abbé Clemenceau, directeur de l'hôpital Saint- Méen, le frère Sylvestre, les notaires Berthelot et Beaudoin; mais de ces confrontations il ne sortit aucune lumière nouvelle^.
S'il était possible de reprocher au jeune procureur général — ce qui d'ailleurs reste très douteux — des actes d'inexpérience ou de vivacité, — et quel fonctionnaire n'a pas commis de fautes semblables ? — il ne faut pas se lasser de répéter qu'emprisonner un magistrat pour de tels faits, l'interner dans une forteresse et intenter