Frocèa imlruit. II, 251 à
saisit les papiers. C'était des notes personnelles et des copies d'arrêts nullement compromettantes, ne fournissant aucun élément à l'accusation*.
On découvrit quatre lettres de M™* de Caradeuc à son mari. Elle l'engageait à ne rien dissimuler, et ces lettres, remplies d'effusions touchantes , de conseils un peu naïfs , mais évidemment sincères, sont tout en faveur de l'accusé 2. Les deux premières révèlent les moyens secrets de communication.
13 décembre. — « Je me porte bien. Ne soyez pas timide. Tout va bien et votre sœur le mande (de Paris). Regardez bien les faits qu'on vous impute et soyez sûr de vos réponses, sans vous intimider.
« Tu viens aux Cordeliers, regarde bien sous la tuile d'un des pieds du lit. Regarde à la chandelle moulée qu'on t'enverra. Casse-la par la moitié. Tâche de faire savoir la même chose à ton père et de prendre de la douceur dans les réponses et de ménager le commissaire et ne t'inquiète pas. Tout ira bien, s'il plait au bon Dieu 3. »
19 décembre. — « Soyez tranquille, mon cher ami. Si on vous interroge, répondez avec douceur et fermeté et sans timidité, et n'oubliez pas d'ajouter que vous réclamez Bordeaux, l'évocation y allant de droit... Faites votre possible pour