Procès instruit, III
3. La Chalotais déclare que cette assertion est fausse. (Troisième Mémoire, p. 21.)
4. Il descendit à l'hôtel des Trois-Avocats, rue de la Reverdiais, actuellement rue d'Antrain.
382 LE DUC D\UGUILL03f ET Là CHALOTAIS
Châloiaîâ avant paru le désirer, » le conseiller du Boisbaudry s'emporta : « Il est scandaleux, dit-il^ de voir la maaière dont on procède; il est notoire que Royllet est déjà arrivé à Rennes depuis plusieurs jours, qu'il est tenu en charte privée et n'a de rapports qu'avec les émissaires de Fintendance... Lïntendant le tient en mue, lui fournissant poulardes et \'in de Bourgogne.. < ' »
Malgré cela, Royllet fut entendu le 20 août par La Villebouquais ; il déclara, lui aussi^ comme il Tavait déjà fait à Paris, que les billets anonymes et les pièces de comparaison étaient certainement de la même main et du même auteur -.
Mais cette déposition ne produisit pas l'effet écrasant qu'en attendait l'accusation; elle fut plutôt considérée comme une manœuvre et Montbourcher traduit bien cette impression quand il écrit : <c L'arrivée de Royllet a été subite, sans assignation préalable ; cette arrivée précipitée enlèvera tout le mérite, donnera lieu à des soupçons et plus de force à la critique qui se multiplie et gagne du terrain à chaque instant 3. »
Dès le lendemain, 21 août, le chevalier de la"' Chalotais et M^^** de la Fruglaye présentèrent, au
t. Jourrtal de* EvènemenU^ p* 150» — Correspondance FontelU, p. 189, 194, 197, 200, 203, -* Flesselles écrivit le jour même \ Boisbaadry qu'il ne connaissait point et n'avait jamais vu Rojl-'î let; il avoua cependant lui avoir envoyé du vin, ayant su qu'il élait malade, « Je le faia soigner et reposer, v écrivoit-il d'nil^ leurs à Laverdy. (Arch, Nat-, H. 439.) La Noue affirme qu'après cet éeliange de lettres, ti Boisbaudry alla assurer Fles^elles de la plu9 tendre amitié. Quelle fausseté! » ajoute-Ml. Ma» on »ait que La Noue exag^ère souvent.