‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 157 sur 187 · Corretpondanee FonteUe, p · texte numérisé non relu

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408 LE DUC d'aIGUIIXO!! ET LA CHALOTAIS

ardeurs et refréner cette fringale d*arbitraire. Il faut reconnaître, — et nous le faisons sans hési ter, car nous voulons être juste à son égard qu*il se montra dès le premier jour hostile h l'idée d enlever le procès au Parlement.

<c J^espère, écrit-il à La Xoue, que le roi prendra le parti de garder le silence sur les derniers arr*' tés du Parlement . J'espère qu*on leur donnera le temps de faire venir l'expert de Lyon, de Tentendre et de juger ensuite. C'est le mieux qu'on puisse faire dans la circonstance présente et je serais au désespoir que le ministère se conduisît autrement. Tous les délais de nos sénateurs sont de mauvaise grâce, mais ils ne sont que Teffet de leur timidité; plus TafTaire s'allongera, plus elle s'éclaircira et nous n'y pouvons que gagner, » La Noue n'en revient pas, il ne comprend pas cette indulgence et cette faiblesse : <c J'avoue qu'elles m'étonnent, dit-il*, La crainte du qu'en dira-t-on, une certaine temporisation mal entendue, le doute d'être soutenu, le désir d'être aimé, h. douleur de voir finir une gestion di seize ans par des coups d'éclat, la peur que des gens puissants ne fassent varier Fesprit du maître sont les motifs secrets qui dérangent reffet de l'autorité*. »

« M. d'Aiguillon m'a témoigné, écrit à son tour Flesselles, les plus vives inquiétudes sur le parti qu'on va prendre relativement à la procédure et au procès. Il désirerait fort qu'on laissât le Parlement de Bretagne juger, ce qui arrivera tôto

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