Correêpondunct FontetU, p
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dan» ce but les pièces à oonviction envoyées ai greffe du ConseU et les prtsonmers Imnsférés à la Bastille <.
Oa n'attendit même pas le prononcé de Farrît, Dès la veille, Tordre était arrivé à Rennes, a Hopt heures du soir. Le départ devait être immédiat. La Chalotais fut prévenu à ooxe heures qu'il allait partir à minuit. Il fut doux comme un mouton, dit Barrin, et tout se passa tiès bien. 11 est vrai qu'il avait jeté son feu dans une dispute \^ve et terrible qu*il avait eue quelques heures auparavant avec Tofiicier Bonnet. II fut mis dans une chaise de poste, où dîiia agents de la police de Paris montèrent avec un troisième suivit à cheval. Son domesUij^ resta aux Cordeliers. Deux jours après, le procureur général était enfermé à la Bastille : c*él la quatrième prison où il était conduit depii un an ! -
Les autres magistrats quittèrent ti leur tour le chAleau de Saint-Malo. Ils partirent pour Paris le 26 novembre : Garadeuc par la route de Normandie; La Gâcherie, Montreuit et La Colinière par celle de Rennes, au grand ennui de Barrin, qui désirait fort w que tous ces Messieurs passent
t. Arrest du Conseil d'Etal du roi. du 22 novembre 1766. Tmp, royale, îii-4' de 10 p. — Procès iruirutt, HT, 259-274, — Je pos^^e l'exemplaire iji-4" qui parle lo «i(^ni fi cation manuscrite de Thuisëier Trudon ii M. de lu Bellung'erats, dctciiu à lu Bastille deput» le 20 juin 176.^. Pur une ning^ulière itiadvertauce, rbuiasier avait écrit M. l'abbé Langerti, foule que M. de la Bellnfigeniis rectifie.
2. L'ordre ovait été signé le 18 niivembre 1766, La Chnlotttiâ «rriva à Paris le 24 novembre i7lî4j. En somme, 24 personne!» unt été împlt4|uêea dan» eeite tiEIaîre ; IS oEit été mises à la Bastille. (Areh, de lu Bastille. Bibliotb. de rArsenal.)
LA Fin ou PROCES
à petit bruit sans lui donner de leurs nouvelles. » Pour éviter tout incident, on les fit changer de chevaux à Tentrée du faubourg, au pont Saint- Martin.
Chose bizarre! il semble que les gardiens furent encore plus satisfaits d/etrc délivrées de leurs prisonniers que ceux-ci de quitter leurs cachots. « Encore un peu de temps, s'écrie Barrin, et nous serons à portée de nous conter nos aventures en nous souhaitant que ce soient les dernières. »
Fontette à son tour pousse un cri de joie ; « Je reçois, mon cher La Noue, d'aussi bon cœur que vous me le faites; votre comphment sur le départ de mes prisonniers. J'en suis défait, grâce a Dieu! 11 ne me reste plus qu'à me tirer d'ici de quelque façon, car je suis aussi las de tous les habitants de ce pays, que je F ai été des persécutioas des gens de ce château; mais où habiter dans cette province ? Il n'y a lieu qui ne soit infecté de principes et de langage républicains, et où toute autorité, quelque modérée qu'elle soit, ne paraisse une invasion sur la liberté, ou, pour parler plus juste, sur la licence bretonne,.. Aussi les cornmandements dans ce pays ne sont pas à rechercher.,, tous les officiers généraux pensent comme moi» et si Taniitié quils ont pour M. d'Aiguillon ne les retenait dans cette province, il n'en est aucune dans le royaume qu'ils ne préférassent* « Je finirai par aller à Rennes, pent-étre toujours attaché à cette ville, pour laquelle, en vérité, je n'ai point d'attachement. Son air m'est pernicieux, et je n'y ai pas passé une journée sans douleurs. Vous pensez bien que dans ce
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moment-cî le séjour de Rennes, toujours ennuyeux, ne deviendra pas amusant*. »
On sourira sans doute k Tidée de ce comniandant d'un cliAteau-fort « persécuté « par les prisonniers qu'il garde sous clef, et il semblera, quoi qu'on en dise, que des uns et des autres^ les plus à plaindre n'étaient pas les gardiens. ^H
Faut-il parler ici d'une fictite question, dai^^ laquelle le gouvernement fit preuve d'une mesquinerie peu honorable? Il s'agit des frais de nourriture des prisonniers, que l'on eut la prétention vraiment excessive de mettre à leur charge.
Un traiteur de Saint-Malo, nommé Le Gaignoux, apportait chaque jour leurs repas. Au bout de trois mois, il commença à éprouver certaines inquiétudes, notamment au sujet de M. de Reynes et de Boude sseul, notoirement insolvables. 11 leur demanda un acompte, mais ils refusèrent catégoriquement de payer, déclarant, assez justement, « qu'ils n'étaient pas là à leurs frais, w Le Gaignoux se retourna alors vers le maire de Saint-Malo, M. White de Boisglé, disant « que de si fortes avances lui pesaient extrêmement et qu'il était dans l'impuissance d'y ajouter-. »
Celui-ci en référa à M. de Flesselles, qui référa au ministre. La réponse fut de demaud au traiteur sa note. Mais on trouva celle-ci trop élevée. On ergota, on marchanda. White Boisglé défendit son compatriote et justifia Tel vation des prix. « Il n'y a point eu de chifFr"