Arch. Nul.. H. 3fi2. Flessellcs h Lnverdy, 25 nov. 17<ÎG
3. Arch. Kot., H. 008. 18 dêoemhrp \im. k. On reitifirquera qnc In dépense de M. d<: la Chalotaia n'est
tiomptée que jusqu'nu 2'i avril 1760, bien qM'il n'oH quitté le
On a trouvé cette somme fort élevée et Ton en a conclu que les prisonniers faisaient bonne chère et n'étaient guère malheureux ^ En réalité, il est facile de vérifier que ce total donne exactement deux livres dix sous par jour et par per- • sonne. Est-ce excessif? Voudrait-on imposer à ces magistrats une vie d'anachorète? Ce qui est excessif, c'est la mesquinerie du gouvernement qui hésitait à payer cette dépense. Quand on invite les gens, il est d'usage de les nourrir; à plus forte raison quand l'invitation est transmise paf la maréchaussée. Enfin Laverdy autorisa le paiement, et la dette fut soldée par M. Magon de la Lande, trésorier des Etats, le 9 janvier 1767 2.
Le procès allait donc recommencer pour la septième fois devant une juridiction nouvelle. Il fallait d'abord dessaisir le Parlement de Rennes. L'opération se fit sans douleur. Un huissier du Conseil arriva à Rennes le 26 novembre. Il alla signifier l'arrêt au premier président, à l'avocat général Le Prestre et au greffier. On lui remit aussitôt tout le dossier, pièces de conviction et de comparaison et même les procédures faites devant le Parlement qu'on ne deman-
château de Saint-Malo que le 30 juillet, et que celle de M. de Reynes n'est pas portée. Sans doute des acomptes avaient été payés antérieurement au traiteur.
1. H. Carré, La Chalotais et le duc d'Aiguillon, ïntrod. p. 13, note 2. — M. Marion, La Bretagne et le duc d'Aiguillon^ p. 376.