‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 17 sur 187 · Troisième Métnoire, p · texte numérisé non relu

Troisième Métnoire, p

2. Mémoires du ministère du duc d' Aiguillon, p. 7. Ces mémoires ont été rédigés par Soulavie. Une remarque fera juger de

L'intendant, très légèrement, sans autre vérification que celle d'Audouard, communiqua ses soupçons au ministre; celui-ci, sans hésiter, heureux peut-être de perdre un homme qu'il détestait et suspectait depuis longtemps, remet les deux écrits au lieutenant-général de police, M. de Sartines, et lui donne Tordre de faire vérifier par deux experts si Técriture des billets est la même que celle de trois pièces qu'il lui adresse en même temps. Or ces pièces étaient trois lettres du procureur général de Bretagne.

Les deux experts, Thomas Boitel et Jean Guillaume, qui s'intitulent pompeusement « anciens syndics et anciens professeurs de l'Académie royale d'écriture, » déposèrent leur rapport dès le 7 juillet. Ils déclarèrent sans hésiter que « les pièces de comparaison, quoique de différents genres d'écriture, » sont de la même main que « les pièces de question. » Après avoir procédé à la vérification avec tout le scrupule, toute l'attention et toute la sagacité dont ils sont capables, ils ont acquis la conviction que toutes ces pièces émanent d'un même individu K

Voici quelques points de leur argumentation qui vise surtout, en effet, les points sur les l.

Les lettres p sont bouclées dans la queue et • leurs rondeurs terminales sont semblables. — Les lettres m ont une tournure singulière, le scieur valeur. L'auteur dit : « M. de la Cbalotois, eians un moment fie ffaietc'y crut que des lettres anonymes intimideraient le roi et Madame de Pompadour. Il écrivit les deux si célèbres » (p. 6). Or les billets anonymes ont été adressés à Saint-Florentin à la fin de juin 1765, et M"" de Pompadour était morte depuis plus d'un an. le 15 avril 1764.

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