‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 175 sur 187 · MémoireB tnaniiBeriU de M. de la Frugloye · texte numérisé non relu

MémoireB tnaniiBeriU de M. de la Frugloye

460 LE DUC dViGUILLOK et la CUALOTAIS

M. de la Chalotaîs sortit de la Bastille mercredi 24 décembre, à huit heures du soir M*"*" de Carndenc f*t le chevalier de la Gluilotais avaient demandé rautorisalioii d'accompagner leurs parents. Elle no leur avait pas été accordée. M* de Sartines, sollicité à ce sujet, avait fini par répondre évasivement que sa lunette ne portait qu'à vingt lieues, qu'il y ferait conduire les prisonniers et ne s'en mêlerait plus. M™" de Caradeuc et le chevalier de la Chalotaîs allèrent attendre les deux proscrits à Angerville et cont nuèrent avec eux la route jusqu'à Saintes.

Les autres miigistrats furent conduits avec même hâte au lieu de leur exiL

Telle était donc la solution qu'on avait trouvée pour c(îttc étrange affaire. Comme toutes les demi-mesures, elle ne devait satisfaire personne. (t Ce n'était obtenir ni justice ni liberté, dit M. de la Fruglaye. Aussi les magistrats chargèrent-ils leurs parents accourus à Paris du soi de faire et de produire des mémoires justificatif de toutes les accusations intentées contre ei dans le cours de la procédure K »

A un point de vue opposé : « Le parti que î^ roi a pris, écrit Le Prostré, est plein de douceur et de bonté, mais en sauvant les uns, il laisse découvert ses bons serviteurs et ne les venj point des horreurs gravées et imprimées contre

Page 1