‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 176 sur 187 · Mémoires manuarrita de M, delà Fruglftve · texte numérisé non relu

Mémoires manuarrita de M, delà Fruglftve

LA FIN DU PnOCES

eux. Cette clémence est, selon bien des gens, mal entemlne. La suite fera voir si le motif de ce parti aura sofi succès et si les Etats seront calmes ^ n Ils ne devaient point Tétre, la session qui allait s ouvrir le 29 décemlire 1766 fut, comme nous le verrons, la plus agitée qui ait jamais marqué les annales de la province, — La Noue s'écrie de son côté, avec sa modération habituelle : « Et La Chalotais n'est qu'exilé I - »

Enfin, un contemporain impartial, le jeune marquis Costa de Beaureofard, qui venait d'arriver à Paris, exprime dans ses Souvenirs cette opinion bien frappante ; « Tout le monde trouve beaucoup d^inconséquence dans ces affaires de Bretagne* Ou MM. de la Chalotais sont innocents, comme le public le croit, ou ils sont criminels ; s*ils sont criminels, ils ne sont pas assez punis; s'ils sont innocents, ils le sont trop. On trouve aussi fort étrange de voir arriver en poste tous ces témoins de Bretagne que Ton renvoie aussitôt qu'arrivés, en leur défendant surtout de parler. C'est précisément fondre des pièces de 24 pour tirer avec des sarbacanes, » Ici Foriginalité de rexpression le dispute à la justesse du sentiment, ajoute M. Costa de Beauregard, qui a publié ces charmants souvenirs ^.

C'est parfaitement vrai et ces quelques lignes pourraient servir de conclusion à ces trop longues

Page 1