Arch. Nat., H. 436. Bulletin de Rennes, 17 juillet
lution. Les confidences de Le Prestre se terminent toutes par ce refrain lamentable : « Rien de nouveau à notre égard... Chaque courrier est attendu avec impatience, mais n'apporte pas la solution espérée par les tins, redoutée par les autres... Nous Sommes toujours dans la même position... Il faut espérer que le ministère jettera enfin les yeux sur nous ^ . . »
A Fintendance, on poussait à la répression. « Toute négociation qui n'extirpera pas jusqu'à la racine du mal sera le dernier coup porté à l'autorité du roi en Bretagne et à la sûreté même du pays-. »
Aussi l'on trouvait le premier président bien faible; « il est l'esclave des démettants avec lesquels il vit en intimité perpétuelle; lui, l'homme du roi, n'a aucun égard pour ses fidèles et seuls serviteurs. »
D'Amilly reçut, le 12 juillet, une sorte de mémoire signé du contrôleur général Laverdy . Il en fit aussitôt préparer des copies pour les magistrats. Se trouvant le soir à dîner chez le président de Robien avec plusieurs démis, il leur dit qu'ils pourraient prendre connaissance de l'écrit du ministre au greffe.
— Mais où est le greffe ? demandèrent-ils.
— Au Palais, répond d'Amilly.
— Il n'y a ni greffe, ni Palais, ni Parlement, s'écrient-ils; -nous ne savons ce que vous voulez dire.