Correspondance Le Prestre, 12, 17, 22, 31 juillet
2. Archives Nationales, H. 688. Rapport de Raudin du 14 juillet 1765.
62 LE DUC d'aiguillon et la chalotàis
— Eh bien ! reprend le Premier, allez donc chez Angenard.
Angenard était un des commis du greffe.
Ce Mémoire de Laverdy était un mémoire historique; il fut suivi de deux autres et tous trois furent imprimés sous ce titre : Preuves de la pleine souveraineté du roi sur la province de Bretagne^.
La thèse de Fauteur est celle-ci : La Bretagne ne s'est pas donnée à la France par un acte volontaire et libre ; quand elle s'est unie à la couronne en 1532, elle ne pouvait pas faire autrement, le roi François V n'avait nul besoin du consentement des Etats; il suit de là que les Bretons qui ne se donnaient point ne pouvaient imposer au roi aucune condition. L'acte d'union n'est point un traité synallagmatique engageant les deux parties; si le roi le maintient, c'est en vertu du droit général qui oblige le souverain à conserver la constitution de l'Etat, mais non en vertu d'une convention qui n'a jamais existé 2.
Cette théorie était absolument fausse, elle est contredite par les documents les plus certains. Nous croyons l'avoir démontré dans la préface de cet ouvrage, nous n'y reviendrons pas. Toutes les dissertations ne sauraient prévaloir contre le
1. Preuves de la pleine souveraineté du roi sur la province de Bretagne, A Paris, 1765. Cette brochure se compose de trois lettres, datées du 12 juillet, du 3 août, du mois de septembre 1765, adressées par le contrôleur général à M. d'Amilly. Les deux premières sont suivies à' Observations de celui-ci en forme de réponse.