‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 46 sur 187 · Le Prestre appelaîl toujours sa temmc avtiai · texte numérisé non relu

Le Prestre appelaîl toujours sa temmc avtiai

l'AO LE DUC d\iGUILLON ET LA CHALOTAIS

Aussitôt que j'aurai ma liberté, je me sauverai

CllJUeaugi^oll^ »

Il nu so fiiisaii pas d'illuiîions sur sa situation! « Les divisions qui régnent depuis près de quaiorie ans entre MM. de Caradeuc et moi, écrivtût-il au duc d'Aiguillon, n'ont fait que trop d'éclat, leurs procédés ne sont ignorés de personne. De quel vernis ne me couvrirais-je pas dans la province en concourant k une instruction si dangereuse et dont les suites ne pourraient <Hre que funestes pour moi ? Je vous prie dt* m'éviter un pareil malheur, qui me forcerait d(* ni'expatrier d'une province où je ne pourrais plus vivre. Je prévois les propos qui courraient sur mon compte et qui me rendraient à jamais odieux'-. » I

Les ministres eurent pitié de ces terreurs et ils déchargèrent Le Prestre de la tâche qu'il redoutait, 11 en témoigna une joie expansive et leur adressa ainsi qu'a d'Aigudlon des déclarations d'une reconnaissance presque naïve ^. 11 s'empressa d'ailleurs de quitter la ville.

Mais les conmiissaires virent d'un fort mauvais œil cet abandon, qui frappait de discrédit leur mission. Ils s'en plaignirent amèrement dans des remontrances adressées au roi, où ils reconnaissent eux-mêmes leur situation fausse et leur

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