Correspondance Le Prestre, 22 novembre
4. Arcbives Nationales, H. 437. Lettre d'un commissaire^ 28 nov. 1765.
132 LE DUC d'aIGUILLO:^ et L-\ CHALOTAIS
coutume de se trouver, le silence le plus exact répuait aussitôt^ ».
(ioniac, très favorable, confirme ces informalions peu bienveillantes ; w Leur cour est peu nombreuse. M. l'évoque Je Hennés s'y est rais bien en avant, il a bien fait, à ce que je pense, mais je ne le prendrais pas toujours pour mon guide. Dans toutes les positions il ne lit que hi première page du livre des choses futures ; pour moi, j'aime à le parcourir tout entier avant de régler ma conduite, mais, malheureusement pour les honnêtes gens, je trouve qn*il y a dans ce livre bien des pages effacées *. »
Que devenaient dans ces circonstances les mal heureux « non démis? n Ils n'avaient pas reçu d'ordres d'exil. Ils pouvaient donc rester à Rennes. Mais ils jouaient de malheur. Quand leurs confrères avaient été internés dans la ville, ils avaient dû la quitter pour échapper aux avanies; et maintenant que les autres magistrats étaient partis, ils ne voulaient plus demeurer à Rennes. 11 ne leur plaisait point en effet de s'y trouver, seuls de l'ancien Parlement, avec les membres de la Commission chargée de le remplacer. Leur position eût été délicate et intenable. On le comprit en haut lieu. L'intendant les avertit que le roi les autorisait à se retirer où bon leur semblerait. Voilà ces martyrs de la fidélité condamnés a un nouvel exode.