Journal des Evénements^ p
2. M. de Coniac a vu dès la fin de novembre des procureurs qui étaient réduits à mendier, dit M. Marion. (La Bretagne, p. 365, note 1). Pourquoi se montrait-il olors si intraitable à leur égard? Il écrivait le 18 décembre au contrôleur général : « Je ne puis souffrir qu'on se joue de l'autorité du roi. C'est ce qui se passe actuellement dans la communauté des procureurs ou Présidial. Ils persistent dans leur abstention quoiqu'ils aient révoqué leur orrèté. Ils ne font enrôler aucune cause et ne se présentent point aux audiences. Je crois qu'un exemple est nécessaire. Il est fort utile qu'on me délivre de ce Bidon, qui est le chef des cabaleurs... » Et il demande la révocation de Bidon. (Arch. Not. H. 437.)
nicain. M. de Lesquen, directeur des postes, est mandé à Paris; toutes les lettres, assure-t-on, passent par Tintendance ' . On ne trouva rien, sauf des vers inoffonsifs, — seule consolation des opprimés — contre lesquels Galonné requiert des poursuites immédiates 2.
Cependant la plainte déposée par Galonné dès le 3 décembre contenait de nombreuses imputatations contre les magistrats. On peut en compter jusqu'à quinze et il est utile de les préciser, car ces chefs d'accusation forment la base de l'action criminelle qui va s'engager.
1® Gomplots et associations criminelles;
2® Assemblées illicites;
3** Correspondances clandestines dans le but de fomenter et concerter la résistance aux volontés du roi;
4® (Critiques et railleries contenues dans des écrits séditieux en vers et en prose tendant à décrier l'autorité et à rendre la soumission ridicule ;
5® Libelles diffamatoires et gravures injurieuses pour des personnes attachées au service du roi ;
6** Mémoires imprimés remplis de principes pernicieux ;