Atitfttion au seconU Mémultti de La Cbalcilnid, p
pas que j'eusse désiré ou accepté par compta isance une pareille mission; je repoussai la supposition du désir et encore plus celle de la prétendue complaisance; et je répondis que je n'avais vu dans toute cette affaire que la seule volonté du roi, que ma soumission no m'avait pas permis de refuser une commission qui, au fond, ne tendait qu'à faire justice ' . »
Cette entrevue n'eut d'autre résultat que de mettre face à face les deux adversaires et d'aviver leurs ressentiments en aiguisant leur animosité.
Autre incident plus étrange. Le samedi 25 janvier, dit le Journal des Evénements^ un quidaniy arrivé en chaise de poste, entra à onze heures du soir à Saint-Malo et en repartit le lendemain à six heures, n'ayant vu que MM. de Galonné et Le Noir 2.
Ce quidam n'était autre, assure-t-on, que le duc d'Aiguillon en personne. Du moins le conseiller de Cornulier-Lucinière l'affirma à Tenquête de 1770, et il entra dans des détails précis qui semblent ne laisser guère de place au doute.
Le duc d'Aiguillon déguisé, vêtu d'une redingote grise, serait parti de Rennes le samedi 25 janvier dans l'après-midi et arrivé à Saint- Malo à minuit. L'officier d'Estourny, qui était de garde ce jour-là, le- reconnut parfaitement; il avait reçu l'ordre de ne pas visiter la chaise de poste qui entrerait dans la nuit, M. de Fontette connaissant la personne qui l'occupait.
Le voyageur descend chez M. et M™® de Tréver-