‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 79 sur 187 · Procèi imintll, U · texte numérisé non relu

Procèi imintll, U

l'ityterrogatoire 223

Quant à moi, je n'ai jamais, comme on Ta dit, provoqué de plaintes contre les grands chemins. On m'a accusé d'avoir envoyé mes substituts partout pour faire des enquêtes. S'ils ont été partout, on les a vus quelque part. Or je défie de citer un seul endroit où on les ait vus. Si Ton peut me nommer une personne qui ait reçu un de ces prétendus questionnaires, je passe condamnation sur tout le reste ^ .

L'enquêteur, battu sur ce point, reproche à l'accusé d'avoir trompé le ministre en lui faisant espérer l'enregistrement pur et simple de la déclaration du 21 novembre 1763, et lui demande ce qu'il a pensé de la décision prise.

La Ghalotais explique son attitude et répond :

— Il ne m'appartient point d'approuver ni de désapprouver ce que fait le Parlement. Je dois seulement exécuter ce qu'il m'ordonne.

Le commissaire aborde alors certaines questions de détail.

D. — N'a-t-il pas tenu des propos injurieux et grossiers contre les ministres, notamment contre M. de Saint-Florentin, devant les procureurs?

R. — Il le nie absolument et raconte en détail la scène des procureurs reçus par lui dans le jardin de l'hôtel de Caradeuc.

D. — Que pense- t'il des actes du Parlement depuis le mois de mars 1765, date de son retour à Renues?

R. — Il ne croit pas être obligé de répondre de ses pensées^ mais comme il pense tout haut, il n'éprouve aucune difficulté à dire qu'il a désap-

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