‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 81 sur 187 · CL J.CL · texte numérisé non relu

CL J.CL

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l'interrogatoire 225

droit et suivant ses pouvoirs. Il n'a jamais eu rintention de vexer personne; il n'y a que des fripons qui puissent élever contre lui pareil grief. (( Je ne vois en tout ceci, ajoute-t-il indigné, que de vils délateurs et des âmes basses qui, sans se nommer, se cachent derrière des personnes puissantes, derrière le roi lui-même, pour m'accuser. Je défie qu'on me cite un honnête homme en Bretagne qui se plaigne de vexations de ma part^ »

Le Noir passe alors à la dernière question, la plus délicate et aussi la plus grave, celle des billets anonymes. Il y insiste avec une énergie extraordinaire. Pour se conformer aux traditions et aux commentaires de l'ordonnance criminelle de 1670, le juge devait fatiguer l'accusé par un grand nombre d'interrogations, le tourner et le retourner, le prendre par ses propres réponses -. C'est ce que fît Le Noir, qui était un fort habile praticien. Voyons-le à l'œuvre, la scène est curieuse.

D. — Après la démission du Parlement, ne vous êtes-vous pas emporté contre M. de Saint- Florentin, que vous croyiez votre ennemi, et n'est-ce pas alors que, vous livrant à l'animosité la plus effrénée contre ce ministre, vous avez écrit et lui avez adressé des billets anonymes ?

R. — Je conteste amplement Tinterrogat.

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