Exposé justificatif p
pn
it, Ijit/n qu'exclu, nous l*a\"ons vu, des foiictioiii
pi
nciirc3ur
ad
ar h' Ane iï Xi^nllï
^uuloi^ nul
part aclîve aux discussions des Etats. Il tint dit-il, son beau-père au eourt^nt des incidents M la session, qui fut fort longue'
C'était nuturel et lémti
nio, et il Fêtait tout autant que La Cluilutais répondit à sou gendre vi k son fils. Pourtant ces lettres privées, eonfideii tielles, lui furent plus tard imputées à crime. I est vrai tpfelleft ne sont pas bienveillantes poui le commandant; elles montrent clairement que La Glialottns ne T ai m ait pns, mais elles ne prouvent nullement qu'il intriguait aux Etats contre !ui^
Il écrit par exemple ; a On dit que M. d'Aiguillon a jïris de Fliumeur contre Fruglaye. Je lui conseille de s*en peu embarrasser; qu'il fassi comme il a fait, c'est-à-dire sagement, et qu'i laisse dire, m (4 décembre 1764.)
«■ Nous avons appris la parade de M, d'Aîguil Ion, qui pleure quand il veut. Il s'agit de savoii le parti que la noblesse aura pris. Je suppu: que tout ce que je vous écris est commun avec Fruglaye, dites-le lui et combien je Faim (14 décembre 1764.)
1, C'étflït nlora un tisngfî fréquent d'odrftîser ù b<?9 nmîs i bulletin quotidien des séances dos ElaU. Lt*a procès- verbaii offunels irétaicnt pai* imprimt*s et chacun elnit avide de savoir ce qui se pnsâait h rAssemblëe. On rencontre assez Bouvciil il« ce* bulletins luonuscrils qui parfois cotiiiennent des upprécio' lions inléréisaunte».
2. Ltt Chnlolnîs venait d'élre mondé ù Paris pour la ise< i * foi». Sur dîx-neuf lettres saisies, 'ii-pt furent jointes au pr cinq onl élè écrites pendoal la tenue. Nous les retrouverons |iiu;' tard.
l' (( AFFAIRE DE BRETAGNE )) 387
« Mandez-moi comment vous êtes avec M.
d'Aiguillon. Ne soyez pas mal avec lui, mais ne lui faites point de cour, cela ne conviendrait pas, pendant qu'il me fait ici le plus de mal qu^il peut. » (Décembre 1764.)
Il est certain que La Ghalotais engagea son fils à voter et à faire voter le fonds de 700,000 livres, objet de tant de discussions ^ Nous reviendrons plus tard sur ce point.
Ces lettres confidentielles d'un père à son fils et à son gendre ne constituent point un complot, ni une machination contre le duc d'Aiguillon.
Celui-ci, par contre, ne disposait-il pas du ministère ? Son oncle Saint-Florentin lui était tout dévoué, il partageait ses rancunes, approuvait sa conduite, soutenait ses projets près du roi. Si Laverdy avait parfois des vues différentes, il finissait toujours par céder aux inspirations du commandant. Et les défenseurs des Etats ont pu dire avec vérité : « Il disposait à son gré de la plume de M. de Laverdy dans le cabinet et de sa parole au Conseil; neveu de M. le comte de Saint- Florentin, il a proprement été ministre en Bretagne sous son nom et a régi à son gré le département de la province. 2 » Il dictait aux ministres les mesures à prendre et il lui est arrivé plus d'une fois de rédiger lui-même les arrêts et lettres qui étaient ensuite revêtus de la signature royale^.
1. Procès instruit, I, 227 à 233; et quatrième Mémoire (Sixième développement), p. 18 à 33.