‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 149 sur 178 · Arch. Nat., H · texte numérisé non relu

Arch. Nat., H

eu*, » on doit voir dans cette phrase une affirmation très hardie, pour ne pas dire davantage, qui côtoie la vérité, si elle ne la heurte pas de front.

A la Bastille, Rolland, interrogé par le lieutenant de police de Sartines, reconnut qu'il avait reçu de M. de la Gâcherie deux lettres lui prescrivant, au nom du Parlement^ de s'informer dans les paroisses voisines du montant de la capitation, du nombre de toises de chemins faits et à faire, des empierrements, des garnisons, etc. Il adressa les réponses à M. de la Golinière, qui dut les transmettre à son oncle, alors mandé à Versailles -.

La Gâcherie à son tour se défendit, et il se défendit fort bien. Il déclara qu'il était couvert par l'arrêt du Parlement du 26 juin 1764, qui autorisait les conseillers députés près du roi à requérir toutes instructions et mémoires dont ils auraient besoin pour répondre aux objections qui pourraient leur être faites. Il s'adressa naturellement à Rolland, son homme d'affaires, qui, lui, prit des renseignements dans les paroisses voisines. Rien n'était plus simple et il n'y a là ni complot ni intrigue. « Rolland n'a fait qu'exécuter les ordres que je lui avais donnés, il les a exécutés avec sagesse et circonspection. Il est donc irrépréhensible. De mon côté, je n'ai fait, en les donnant, que remplir les intentions et la mission du Parlement^. »

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