UN DEBAT HISTORIQUE XXXVII
gros cahiers manuscrits in-folio. Ils ont été écrits de >I802 à 1812. M. de la Fruglaye fut nommé maire de Morlaix en 1813; il ne mourut qu'en 1818, à Tâge de quatre-vingt-huit ans. C'était un homme très intelligent, d'un rare esprit politique, d'un caractère décidé. Il fut mêlé de plus près que personne aux événements qui ont marqué l'existence de son beau-père, son témoignage a donc une grande valeur historique et ses récits présentent un intérêt qu'on appréciera. Ces Mémoires inédits sont remplis de détails curieux sur la vie privée à la fin du xvm® siècle.
M*"® la marquise de Kernier a bien voulu me communiquer les archives du château de Caradeuc. Elles renferment entre autres un certain nombre de lettres de La Chalotais et des correspondances fort précieuses émanant de personnages qui ont joué un grand rôle à cette époque.
Le château du Plessis de Vern est tout rempli encore des souvenirs de La Chalotais ; M. Magon de la Vieuville m'en a ouvert les portes avec le plus aimable empressement et a mis entre mes mains tous les papiers qu'il possède sur cette époque.
Enfin, je dois à M. de Foucaud la connaissance d'une correspondance très complète et très curieuse, celle de l'avocat général Le Prestre de Châteaugiron. Cette correspondance, qui compte plus de six cents lettres, va de 1761 à 1788; elle a été retrouvée dans les combles du château de Léhen, près de Lamballe. Ces lettres étaient adressées par l'avocat .général à son oncle, M. de Kerohan; elles sont pleines de renseignements et d'allusions du plus vif intérêt. Le Prestre était l'ennemi de La Chalotais et l'ami de d'Aiguillon, ses lettres confidentielles sont souvent utiles pour contrôler les dires du parti contraire.
Je ne saurais exprimer trop de reconnaissance aux personnes qui m'ont permis de consulter leurs archives privées; c'est à ces pièces inédites que cet ouvrage devra la meilleure part de l'intérêt qu'il peut présenter.
Les documents imprimés ne sont pas moins abondants. Les mémoires que j'ai cités plus haut, joints au recueil fondamental intitulé : Procès instruit cxtraordinairement^ forment déjà un ensemble de l)lus de trois mille pages. Quand on les a lues et n^lucs avec attention, on peut dire que l'on possède \\\\(\ première notion de l'affaire La Chalotais. Il faut y ajouter les publications, — non pas innombrables, — mais fort nombreuses qui ont paru à cette époque : hroclmros, arrêts, plaidoyers, mémoires justificatifs, (îl c(»s fameux libelles dont on parle tant et qu'on connîiît si peu.
J(î luî me flatte pas de les avoir retrouvés tous, — (|ui donc pourrait l'affirmer? — je crois cependant (|n(î bi(Mi peu ont échappé à des recherches et à des rtndcs poursuivies pendant plus de dix années. Il faut iiuIi<|U(M' spécialement ces inappréciables Mémoires de Vrrcfz, nnuieil en onze volumes que M. Joûon des Longrais a mis à ma disposition et dont je ne connais (|un ('(^t uni(|U(^ exemplaire. Au reste, les bibliophiles trouveront à la lin de cet ouvrage une bibliographie, "- ([ui n'a jamais encore été faite, — de toutes les liublicalions imprimées relatives aux événements de 17rM-1770.
Mais je n'ai pas cru devoir surcharger ce tra-
vu'ij à<'}k trop hmg et qu'il n'a pas dépendu de moi
'* ayni'.'jiir, de notices biographiques sur les per-
-^'^n^^a^*?* ooil mentionne. J'ai eu l'intention d'écrire
- T-»*. ^us*\AnTt cl non de composer un dictionnaire