‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 22 sur 178 · LES DEBUTS DU DUC D AIGUILLON O · texte numérisé non relu

LES DEBUTS DU DUC D AIGUILLON O

sait de raffection particulière de Louis XV et fut toujours considéré, à travers les chang(îments de cabinet, comme un ministre inamovible. C'était en quelque sorte Thomme de confiance du roi, auquel il rendait l'important service d'administrer. sa fortune privée.

Esprit étroit et sans portée, il manquait d'habileté et de souplesse dans le maniement des affaires; c'était un courtisan parfait, mais un politique à courte vue, trop entêté dans ses idées et trop enclin aux mesures extrêmes. Saint-Florentin était un homme de cour, léger et médiocre, dont on avait eu le tort de faire un homme d'Etat.

Créé duc.de la Vrillière en 1770 et appelé à rintérim des affaires étrangères à la suite de la disgrâce de Choiseul, il y fit la plus triste figurcî : il n'était ni capable de diriger les négociations diplomatiques, ni môme en état de les comprendre.

Saint- Florentin sut se maintenir en bons termes avec M™° de Pompadour; lors de l'attentat de Damiens ^ , il fut des rares amis qui allèrent consoler la marquise, momentanément éloignée et croyant à sa disgrâce.

11 n'en était pas de même du comte d'Argenson, chargé du département de la guerre de 1743 à 1757; celui-ci était, avec le duc de Richelieu, premier gentilhomme de la chambre, à la tête du parti opposé à la favorite.

Les autres secrétaires d'Etat étaient alors M. Barberie de Saint-Contest pour les alfaires étrangères et M. Rouillé pour la marine. Lamoi-

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