‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincialChapitre 82 sur 178 · CEm*rc» comjjltlea de VuUaùft t. XLIf» p · texte numérisé non relu

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l'expulsion 221

servirait d'être délivré des renards si on me livrait aux loups ? Dieu nous donne beaucoup de procureurs généraux qui aient, s'il est possible, votre éloquence et votre haute philosophie! Je remarque que la philosophie est presque toujours venue à Paris des contrées septentrionales ; en récompense, Paris leur a toujours envoyé des modes * . »

Tous ces compliments n'empêchèrent pas Voltaire de prendre parti plus tard pour le duc d'Aiguillon, comme le prouve cette lettre adressée au comte de Morangiès : « Un parti nombreux vous poursuit et se déchaîne sur votre avocat (Linguet) autant que sur vous. Je me souviens que quand il défendit la cause du duc d'Aiguillon, on m'envoya les satires les plus sanglantes contre l'avocat et contre l'accusé. Cependant il me parut très clair par son mémoire que M. le duc d'Aiguillon avait très bien servi l'Etat et le roi tant dans le militaire que dans le civil. Il a triomphé à la fin, malgré ses nombreux ennemis, et malgré les plus horribles calomnies -, »

1. Œuvres complètes de Voltaire, édit. Garnier, t. XLII. Correspondance, t. X, p. 280.

2. Œuvres complètes de Voltaire, t. XLVIIL Correspondance, t. XVI, p. 201. Lettre du 30 octobre 1772 au C'" de Morangiès.

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