Œuvres complètes de Voltaire, t. XLII, p
220 LE Dic d'aiguillon et la chalotais
monsieur, qoe c'est à vos bontés c[ue je dois In réception de votre nouveau chef-d'œuvre. Tous les d»*iix sont d'autant plus forts qu'ils sont ou paraissent être plus uiodérés... Ces deux ouvrages sont la voix de la patrie, qui s'explique par Forg^ane de Téloquence et de rérudition. Vous avez jeté des germes rpii proiluiront un jour plus qu'on ne jieuse '... n
Citons (^nim cette lettre du 3 novembre 1702, clans laqneUe Voltaire, informé sans doute par ses correspondants, parle déjà à M. de la Cbaletais de son Plan {rédacatioti^ qui n'avait pas encore paru :
(t Vous avez rendu, monsieur, à la nation un service essentiel en réclairant sur les Jésniles. Vous avez démontré que des émissaires du Pape» étrangers dans leur patrie, n'étaient pas faiti^ pour instruire notre jeunesse. Vous pensez qu'il vaut mieux qu'un jeune homme apprenne de bonne heure les quatre maximes fondamentales de l'année 1682 que de savoir par cœur des ver^ de Jean Despautère... Eu un mot, je suis persuadé f|ue vous Sîuirez i né 1er avec votre habileté ordinaire dans votre? plan d'éducatimi Inen des choses qui serviront à rinstruction de l'âge mùr. Le siècle dn yland est passé; vous donnerez du pain aux hommes. Quehiues superstitieux regretteront encore le gland qui leur convient si bien^ et le reste de la nation sera nourri par vous..,
ît La raison IViit ile gi'ands progrés parmi nous; mais gare qu'un jour le jansénisme ne fasse autant de mal rpie les Jésuites eu ont fait! Que nn