‹ Le pouvoir temporel du papeChapitre 1 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La question romaine est la plus grande question qui ait agile le monde depuis la Révolution française. C'est le combat suprôme entre Tancien régime et le nouveau, entre la légitimité féodale et le droit populaire, entre la théocratie et la liberté, qui se livre aujourd'hui dans Uome.

Tous les gouvernements, tous les peuples, sont intéressés à la lutte; il n'y a point d'esprit qui ne s'en préoccupe. On a beaucoup parlé, beaucoup écrit sur ce grave sujet.

tx Un homme considérable en Italie, naguère commissaire du roi Victor-Emmanuel en Toscane, et aujourd'hui député au Parlement italien, M. lîon-Gompagni, a dit M. Guizot, m'a fait Thonneur de m'adresser, dans la B^iothèque univeneUe de Genève (20 avril -ISG-I), une lettre qui en annonce d'autres^ et dans laquelle, avec beaucoup de modération et de convenance, il combat ce que j*ai dit devant TAcadémie, et présente, sous un jour tout diiïérent, les événements dont Pltalie est le théâtre, leurs causes, leur sens et leur caractère. »

Et M. Guizot indique que cette lettre de M. Bon-Compagni a été Tun des deux incidents personnels qui l'ont déterminé à aborder de nouveau la question.

<c Je ne me propose point, ajoute-t-il, d'entrer, soit avec mes amis protestants, soit avec mon honorable correspondant italien, dans une

discussion directe de leurs réclamations et de leurs plaintes Mais si

je m'abstiens avec eux de toute controverse, je porte aux inquiétudes religieuses des protestants et aux réclamations patriotiques des Italiens,

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