VI PRÉFACE
perficielle. En sommes-nous là partout, et faut-il croire que le judaïsme et la franc-maçonnerie, joints à la recherche effrénée des jouissances matérielles, ont tellement atrophié les esprits, qu'ils ne puissent parvenir à comprendre la réelle et capitale importance du principat civil de la Papauté ? Nous avons peine à le croire. Il nous semble que la vue des périls que court l'ordre social, depuis qu'on a battu en brèche l'autorité la plus sacrée de toutes, a éclairé de nombreuses et belles intelligences et a ému de très nobles cœurs. Il nous semble que, lorsqu'on parle du rétablissementdu pouvoir temporel, on fait encore tressaillir d'espérance, et comme d'instinct, une foule d'honnêtes gens de tous partis ; de même qu'on fait rugir de fureur les hommes pervers de tout rang et de toute religion ; et c'est là, pour le dire en passant, un indice assez sûr de la bonté d'une cause.
Quoi qu'il en soit, nous avons cru faire une chose qui ne serait pas inutile à tous, en publiant le résultat de nos recherches et de nos méditations sur ce grave sujet.
L'étude à laquelle nous nous sommes livré a un triple objet :
Découvrir la cause réelle du dernier renversement du pouvoir temporel ; — rechercher si la Papauté a besoin d'une souveraineté territoriale ; — examiner si toutes les nations n'ont pas un intérêt considérable à ce que le chef de la religion catholique ait une