SCENE II
ISABELLE, MARGLERITE.
ISABELLE, voj'ant la reine
Ah! la voici!
MARGUERITE
Mauvaises nouvelles. J'ai dit au roi que vous demandiez du temps, que vous vouliez éprouver la constance de Comminge; enfin j'ai fait tous mes petits mensonges le plus adroitement du monde ; péché fort inutile, peine perdue; le roi s'est fâché, j'ai pris de l'humeur, et je suis sortie en déclarant que je ne paraîtrais pas au bal.
ISABELLE
Je vous l'ai dit, madame, il y va de mes jours. Depui> que j'ai revu celui qui partagea mes premiers jeux, celui que j'aime avec lendnsse, et que mon père appelait son fils...
MARGUERITE
Parlez bas ! et surtout laissons le désespoir. Il n'est bon à rien dans ce pays. La ruse, mon enfant !... Oh! la ruse! à la bonne heure. Fiez-vous à la mienne; je suis une échappée de Florence.
ISABELLE
Eh quoi ! vous croyez donc qu'il existe un moyen?
Un seul, mais infaillible.
ISABELLE
Et lequel?
MARGUERITE
Et vraiment, votre fuite avec l'ami de votre enfance.