‹ Le précepteur dans l'embarras: comédie en trois actesChapitre 17 sur 39 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Don GRÉGOIRE et HENRI.

D. Gré g. Comment donc! vous ne l'avez pas encore renvoyée?

Hen. Je n'ai pas pu : il y avait toujours du monde à l'antichambre ; ensuite nous nous sommes mis à table.

D. Grég. Elle est donc encore là-dedans ?

Hen. Mais oui.

D. Grég. Diable! comment faire à présent !.... Est-ce qu'elle n'a rien mangé?

Hen. Pardonnerez ; j'ai gardé en cachette un demi-poulet et deux boulettes ; j'ai mis cela dans ma poche , et , après dîner , je le lui ai apporté , afin qu'elle ne souffrit pas la faim.

D. Grég. Que fait-elle maintenant?

Hen. Elle pleure , crainte que le petit ait besoin de téter.

D. Grég. Gomment allons-nous arranger cela à

62 l'ajo nell imbarazzo.

perché vi siete arrischiato di farla venir qui ? non potevate voi palesarmi l'accaduto , e non porre

Enr. Io non aveva cuore bastante di svelarvelo. Don Gregorio mio , sinchè si è potuto, si è celato ; ma ora che Gilda è rimasta sola , la disperazione ci ha fatto venire a questo passo.

D. Gre. E sua madré?

Enr. Sua madré che si era obbligata tener la sua figlia in casa per un anno , trovandosi in qualche angustia di danaro, è slata costrelta portarsi in Milano per raccogliere alcuni effetti lasciati dal suo marito ; e tre giorni indielro parti, lasciando la figlia in braccio délia Provvidenza, ed in cura di me suo sposo.

D. Gre. Dunque non ha che voi?

Enr. Âlmeno, che io sappia....

D. Gre. E corne pensate mantenerla, finchè vostro padre....

Enr. Quest' èl' imbarazzo.

D. Gre. Vostro padre non vi dà danaro ?

Enr. Altro che trenta paoli il di sei gennaro a titolo di régal o , o befâna.

D. Gre. (Or vedi che ragazzi da befana! che bestia di marchese ! ( da se) Oh Dio ! Io sono

présent? Quel besoin y avaJH-U 4 e la ÉW e venir? Il valait bien mieux que vous m'eussiez fait la confidence , et ne pas exposer. ...

Hen. Je ne me sentais pas as$e? de courage.

Mon cher don Grégoire , nous ayons gardé le secret tant que nous ayons pu ; mais maintenant , puisque Gilda est restée seule , nous ayons dû nous décider.

D. Grég. Et sa mère?

Hen. Sa mère, qui s'était engagée à garder sa fille avec ejle pendant un an , se trouvant gênée d'argent , a été forcée de partir pour Milan pour faire rentrer des valeurs laissées par son mari ; elle est partie il y a trois jours , laissant sa fille à la Providence , et elle l'a confiée à mes s,oins.

D. Grég. Elle n'a donc que vous ?

Hen. Que je sache, elle n'a que moi... D. Grég. Comment compteç-vous Ja soutenir, tant que votre père. . . .

Hen. Voilà l'embarras.

D. Grég. Est-ce que monsieur votre père ne vous fait pas une pension ?

Hen. Il ne me donne que trois écus , le 6 janvier , à titre d'étrennes ou pour les joujoux.

D. Grég. Par exemple ! jolis enfans à joujoux ! Bête de marquis î ( A part, ) Oh Dieu ï me voilà

64 l'AJO NELL' 1M1SARAZZO.

in un înlrigo {dandosi le mani sulla

fronte) Ma corne diamine vi è riuscito di non lasciar penetrar nulia?

Enr. Basliano....

D. Gre. MaJedetlo ÏSastiano! Ed 10 non a' vedermene! (dase).

Ebr. Egli stava attento , se mai alcuno voi si fosse levalo. Colla chiave falsa si apriva, e si chiudeva. Quando io mi tratteneva con Gilda, non tenevamo testimoni, acciô non si potesse risaper nulla; onde in tal guisa...

D. Gre. (Lo diceva al roarcliese, fatemi dormire giù, ed egli rispondeva, non serve non v* è pericolo. Gli sta bene. ) (da se.) dopo morto Bastiano?

Euh. Allora era nalo Bernardino.

D. Gre. Clii ! Bernardino?

jn

on

si

mi

Enn. Il nostrofiglio.

D. Gre. Ah ! (Eh tanti lî vogliono e non U fanno.) {da se.)

Ebr. Dopo nato questo, ci siamo veduti ben di raro, e con gran cautele.

D. Gre. Io stordisco. E nessuno ha scoperto nulla del matrimonio, délia gravidanza délia ragazza , del parto, dd figlio....

LE PRÉCEPTEUR DANS i/EMBARRAS. 65

dans un embarras. ...(Se frappant le front. ) Mais comment avez-vous pu garder le secret ?

Hen. Sébastien....

B. Grég. Maudit Sébastien ! Et moi qui ne me suis aperçu de rien ! ( A part. )

Hen. Il faisait attention si quelqu'un de vous se levait. Avec la fausse clef nous ouvrions et refermions la porte. Quand je restais chez Gilda , nous n'avions pas de témoins, pour ne rien laisser pénétrer; c'est pourquoi...

D. Grég. ( Je disais au marquis : laissez - moi coucher en bas , il me répondait : c'est inutile , il n'y a pas de danger ; cela lui va bien. (A part. ) Et après la mort de Sébastien ?

Hen. Alors Bernardin était déjà né.

D. Grég. Qu'est-ce que c'est que ce Bernardin?

Hen. Notre enfant.

D. Grég. Ah ! (Voyez donc ! ceux qui en voudraient ne peuvent pas en avoir. )

Hen. Après sa naissance , nous nous sommes vus rarement et avec beaucoup de précautions.

I). Grég. Je n'en reviens pas ! Personne ne s'est donc aperçu ni du mariage , ni de la grossesse de la demoiselle , ni de l'accouchement , ni de l'enfant ?

66 L*AJ0 nell' imbarazzo.

Enr. Nessuno. ^a signora Brigida, madré di Gilda , fece autenticare il nostro matrimonio da un buon uomo , suo amico , col quale essa è partita per M il an o, e questo stesso ha fatto F attestato di nascita del ragazzo. La signora Brigida ha tenuta sempre in casa la figJia nel tempo che era incinta. La signora Brigida T ha assistita in ogni circostanza, onde l'affare non lo sa che la signora Brigida, il suc amico, una vecchiarella serva dicasa, Gilda, edio.

D. Gre. E quando il marchese lo saprà , spezza il capo alla signora Brigida, a don Gregorio che Y ha saputo ., a Gilda, ed alla yecchiarella; quest' èunintrigo serio, e fatale*..

Enr. Dunque vorreste lasciarci in braccio alla desolazione ? in istato di far qualunque passo dettato dalla disperazione ? Se avete questo cuore, fatelo, basta che cerchiate la maniera di far uscire adesso questa infelice , per sottrarla alla vista , ed aile furie nelle quali monterebbe mio padre, vedendola....

(piangendo.)

D. Gre. Venite, venite, pedanti rigorosi , che si fa in questo caso ? Sono sposi , si voglion bene, non v'è distanza di grado , hanno un figlio —

tE PRÉCÇPTROR DANS i/EMBARRAS. 67

Hen. Personne. Madame Brigitte, mère de Gilda, a fait mettre en règle notre mariage par un brave hoinme de ses amis, avec qui elle est partie pour Milan , et la même personne a signé le certificat de naissance. Madame Brigitte a toujours tenu chez elle sa fille pendant qu'elle était enceinte ; elle l'a soignée dans toutes les circonstances. Ainsi, les seules personnes qui sont au courant de l'affaire sont madame Brigitte, son ami, une vieille domestique, Gilda et moi.

D. Grég. Et quand le Marquis, le sauf a il cassera les reins à madame Brigitte, à dpn, Grégoire, qui en a été informé, à Gilda et à la vieille domestique : c'est une affaire grave , une affaire fatale....

Hen. Vous auriez donc le courage de nous laisser dans la désolation ? dans une position à faire tout ce que nous suggérera le désespoir ? Si vous en avez le courage, faites-le, pourvu que vous cherchiez le moyen de faire sortir à présent cette malheureuse pour la soustraire à la vue et à la fureur où entrerait mon père, s'il la voyait !.... (En pleurant.)

D. Grég. Je voudrais bien vous voir faire les sévères , messieurs les pédagogues ! Qu'y a-t-il à faire dans ce cas ? Ils sont mariés, ils s'aiment ; le rang est égal, ils ont un enfant

68 l'ajo nell' imbarazzo.

Enr. Don Gregorio.

D. Gre. Don Gregorio , don Gregorio ; questi son casi disperati.... (Ma che dunque, ora che il colpo è scaricato, che la pal! a è partita , dovranno abbandonarsi costoro ! ) (da se.)

Enr. Don Gregorio.

D. Gre. Quietati con codesto don Gregorio.... Senti, in primo luogo bisogna far uscir costei. Per pochi giorni in qualche modo si farà; intanto io procurera con tuo padre.... Ma corne, come si fa?... Basta, va, dille che non pianga , che io penserô a tutto.

Enr. Mi raccomando.

D. Gre. Va , chiuditi , non aprire ad alcuno, se non senti la mia voce.

Enr. Caro don Gregorio mio.

D. Gre. Finiscila una volta 5 io sono in un orgasmo che non posso ascoHare neppure il mio nome.

Enr. Obbedisco, mi fido in voi , vado a consolareGilda mia, e vedere se ha bisogno di qualche cosa. (via. )

D. Gre. Qui non v'è riparo, nasca cio che sa nascere, io non devo abbandonare questi giovani ; alla fine il maie poteva esser peggiore : la giovane non ha caltiva indole , è di

Hen. Don Grégoire !

D # Grég. Vous avez beau dire don Grégoire!

don Grégoire ! ce sont des positions désespérantes. (Mais quoi ! puisque le coup est parti, puisque la balle est sortie , faudra-t-il les abandonner ?

Hen. Don Grégoire !

D. Grég. Finis donc avec ton don Grégoire.

Écoute : avant tout, il faut penser à la faire sortir.

Pendant quelques jours, nous trouverons bien

En attendant je tâcherai auprès de ton père

Mais comment faire?.... Enfin, va lui dire de ne pas pleurer, que je me charge de tout.

Hen. Je me recommande a vous.

D. Grég. Va, enferme-toi, et n'ouvre que lorsque tu entendras ma voix.

Hen. Cher don Grégoire !

D. Grég. Finis donc; je me sens tellement agité que je ne puis pas même entendre mon nom.

Hen. J'obéis, je compte sur vous; je vais consoler ma chère Gilda , et voir si elle a besoin de quelque chose. (Il sort. )

D. Grég. Il n'y a pas de milieu ; advienne que pourra ! je ne dois pas délaisser ces jeunes gens. Au, bout du compte, le mal pouvait être pire ; la jeune personne n'a pas mauvais caractère ; elle appar-

JO LAJO NELL 1MBARAZZO.

buona famiglia , e se le sue fortune sono scarse, ppco male^ il marchese non ha bisogno di danaro. Si , coraggio *, si ajutino quest'infelici. Ora si procuri far tornare la giovane in sua casa senz' esser veduta, e s' incominci fin da quest' oggi disporre l' animo del marchese.

SCENA IL

Il MARCHESE e Detto.

Mar. Oh ! don Gregorip.

D. Gre. Signor marchese. (Vierge a f?pppsito. )(dase. )

Mar. Prima di tutto vi ripeto. che vqglio non si parli del torto che questa mattina.....

D. Gre. Mimortificate, vel' ho già detto

Mar. Basta cosi 9 abbracciamoci , e sia questa F ultima menzione delF accaduto.

D. Gre. Siatene sicurô. (Quest' è un bel momento. ) ( da se. )

Mar. Ov' è Enrico?

D. Gre. (Cisiamo. ) {da se) Non so

sarà forse dal fratello

Mar. Avete parlato niente con esso?

tient à une famille comme il faut, et si elle est sans

fortune Patience; le Marquis n'a pas besoin

d'argent. Oui , courage , consolons ces pauvres malheureux. Commençons par faire rentrer la demoiselle chez elle sans être vue , et essayons de disposer l'esprit du Marquis.

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