SCÈNE II
Le MARQUIS et Le Même.
Mar. Oh ! don Grégoire !
D. Grég. Monsieur le Marquis. (Le voilà encore à propos. ) ( A part.)
Mar. Avant tout je vous répète que je ne veux pas qu'il soit question du tout de ce que ce matin....
D. Grég. Vous êtes trop bon. Je vous ai déjà dit
Mar. Assez ; embrdssons-noùs, et qu'il n'en soit plus question.
D. Grég. Vous pouvez en être sûr. ( Le moment serait propice.) (A part.)
Mar. Henri où est-il?
D. Grég. Nous y voilà ( à part). Je ne sais; il est peut-être chez son frère.
Mar. Est-ce que vous lui avez dit quelque chose?
7^ LÀJO NELL IMBARAZZO.
D.Gre. Ho parlato (Sesapessi.)(rfa$e.)
Mar. Ebbene ? Già secondo il solito
D. Gre. Cioè , se voleté che vi dica la venta , sempre più mi confermo ne' miei sospetti.
Mar. Sarebbe a dire !
D. Gre. Che quel giovane ha bisogno ( piano , don Gregorio. ) ( da se. ) ha bisogno di farda giovine, girare, trattare
Mar. E voi sempre battete li.
D. Gre. Cosi è : prendete la cosa corne vi piace , ma io bisogna che dica quello che pense Poniamoci le mani al petto -, cosa siete fatto voi?
Mar. Che dite ?
D. Gre. Cosa sono stato io in gioventù?
Mar. Nol so.
D. Gre. Cosa sono tutti gli uomini, allorchè nel fior dell' età il sangue bolle, quando la persona è un mongibello ?
Mar. Sono furie che conviene tenerle in ceppi.
D. Gre. E coi ceppi il mal non si cura. La
D. Grég. J'ai parlé ( Si tu savais!)
{A paru )
Mar. Eh bien ? c'est>-il comme de coutume ?
D. Grég. Ma foi , si je dois dire la vérité , j'ai des soupçons toujours plus fondés. . . .
Mar. Comment ! comment !
D. Grég. Je vous dis que ce garçon a besoin ( doucement , don Grégoire, ) ( à part ) de faire comme les jeunes gens de son âge : de sortir, de fréquenter....
Mar. Vous voilà toujours avec vos idées.
D. Grég. Mais c'est que c'est comme cela. Prenez la chose comme vous voudrez , je veux vous dire ce que j'en pense. Mettons-nous une main sur la conscience. Est-ce que vous n'avez pas fait vos fredaines dans votre jeune temps ?
Mar. Que voulez-vous dire par là ?
D. Grég. Et n'en ai-je pas faites, moi aussi ? Mar. Cela ne me regarde pas.
D. Grég. Mais n'en est-il pas de même chez tous les hommes, lorsque, à la fleur de l'âge, le sang bouillonne, lorsque tout notre corps est comme un volcan ?
Mar. Ce sont alors des furies qu'il faut tenir en-, chaînées.
D. Grég. Par les chaînes , on ne guérit pas; la
74 l'ajo nell' imbarazzo.
privazione ne aumenta il desiderio ; la rabbia subentra, il contrasto divien carnefice, ed il giovane , senz' emenda, vittima perisce.
Màr. Sentiamo •, quai è dunque il risultato di tutto ciô ? Cosa s' avrebbe a lare? Cosa credete aver letto nell' animo di Enrico ? Credete
voi forse che il suo cuore v' ingannate;
col metodo che si tiene in mia casa , colla ristrettezza
D. Gre. (Apri, apri quella porta, e vedi che ristrettezza. ) (da se. )
Màr. Amico mio , voi bisogna che in gioventù siate stato un demonio.
D. Gre. No-, sono stato giovane corne gli altri , cogli impulsi e gli stimoli propri delT età , ed ho veduto che questi sarebbero divenuti in me peggiori, se inluogo délia ragione e dei consigli avessero i miei genitori usato la chiusura ed il rigorisrno. Persuadetevi che il mondo e la società compariscono cose più belle a chi ne sente il susurro da lungi senza vederle, di quello che piacciano e gradiscano a chi le conosce a fondo , e le vede nel vero suo aspetto. Si ; vostro figlio ha bisogno d'incominciare a girare , e ad uscire di questa tomba, ove trovasi sepolto dal momento che è nato.
LE PRECEPTEUR DANS lV.MBARRÀS. 7 5
privation augmente le désir ; il fait place au dépit; le contraste devient le bourreau, et un jeune homme, loin de se corriger, finit par être la victime.
M ar. Voyons , quel est le résultat de tout cela ? Qu'y aurait-il à faire ? Que pensez-vous avoir lu dans l'esprit d'Henri ? Est-ce que vous auriez l'idée
que son cœur Impossible. Par la méthode qui
existe chez moi, la sévérité
D. Grég. (Qu'on ouvre cette porte, et l'on verra ce que peut la. sévérité.... ) {A part.)
Mar. Mon ami, à vous entendre, dans votre jeunesse vous avez dû être un diable fieffé
D. Grég. Pas du tout; j'ai été jeune comme tout autre. J'ai ressenti les impulsions et les aiguillons du jeune âge, et j'ai vu qu'ils auraient augmenté, si mes parens , en place de la raison et des conseils , avaient fait usage de la clôture et de la sévérité. Croyez-moi : le monde et la société paraissent de plus belles choses à ceux qui, sans les voir, en entendent le bruit de loin, qu'à ceux qui les connaissent à fond et qui les observent sous leur aspect véritable. Oui , votre fils a besoin de commencer à être libre, à sortir de ce tombeau où il est enfermé depuis qu'il est né.
76 LAJO NELL 1MBARAZZO.
Mar. Si, si, voglio per una pazza e forse finta melanconia porlo nel caso di veder donne, di conversar con esse
D. Gre. Già quando voi parlate di donne , sembra nominiate il demonio. Io non ho veduto giammai le femmine sotto quest' aspetto, é vi dire anzi che sono stato {da se) ( Àrrischiamoci ) più volte loro partitante e difensore
Mar. Bravo ! belle massi me Lasciamo ,
lasciamo questo discorso ; voi voleté abusare di me.
D. Gre. (Questa la prevedevo. ) {da se. ) Ascoltate ; giacchè avete questi timori , perché non gli date moglie ?
Mar. Moglie, moglie ad un ragazzo ! signor don Gregorio , ci vedremo in miglior raomento; scusate, voi oggi non mi sembrate présente a voi stesso.
D. Gre. (Anche questo) {da se.) Io non dico già....
Mar. Moglie ad Enrico! Mio padre acconsenti aile mie nozze , quando egli aveva settantadue anni , ed io quarantasette.
D. Gre. Ma pure vedete
Mar. Bah ! vous allez voir que pour une tristesse ridicule et peut-être prétendue , je vais le laisser libre de fréquenter les femmes, et....
D. Grég. On dirait que lorsqu'on vous parle de femmes, c'est comme si vous entendiez nommer le diable. Je n'ai jamais envisagé les femmes de cette manière ; je vous dirai même que j'ai été souvent (risquons-nous) leur partisan, leur défenseur....
Mar. Fort bien! De belles maximes, vraiment!
Parlons d'autre chose ; on dirait que vous le faites exprès pour. . . .
D. Grég. (Je l'avais prévu.) ( A part. ) Ecoutez ; puisque vous craignez tant , que ne le mariezvous?
Mar*. Marier un enfant! monsieur don Grégoire , j'aurai le plaisir de vous voir dans un autre moment; vous me pardonnerez, mais aujourd'hui vous m'avez l'air d'avoir perdu votre bon sens.
D. Grég. ( Attrapons cela aussi. ) ( A paru )
Mar. Marier Henri! Lorsque mon père donna son consentement à mon mariage , il avait soixantedouze ans , et j'en avais quarante-sept.
D. Grég . Mais voyez-vous. . . .
78 l'ajo nell' imbarazzo.
Ma*. Basta . basta. Non mi fa specie questa proposizione da uno che non arrossisce chiamarsi protettore , partitante délie donne *, tnai non mi avete detto questa proposizione : àe no, vi avrei giudicato forse diversamente.
D. Gre. Ma non erediate ch' io
Mar. Vi scuso , credendo , che oggi il vostro capo non istia a segno.
D.Gre. Voi
Mar. Non mi parlate per ora, ve ne prego-, non mi toccate su questo punto , se vogliamo essere amici , non mi toccate su questo punto o vado in furia. (via. )
D. Gre. Or vedi in che circostanza mi trovo io; se mi ostino nel mio discorso, perdo la sua
stima , e costoro son rovinati Mi veggo in
uno stato, che mi darei fuoco colle mie mani... Ah ! non v' è tempo da perdere , procuriamo allontanar le genti dalla sala, col pire un istante , e tare uscire questa disgraziata.