‹ Le précepteur dans l'embarras: comédie en trois actesChapitre 36 sur 39 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

G1LDA. tenant l'enfant dans ses bras, HENRI et Les

Mêmes.

Gil. Suspendez Voyez une femme au désespoir, qui avant d'entendre votre malédiction contre cet innocent , est décidée à le mettre en pièces sous vos yeux ( Feignant de vouloir tuer V enfant. )

Mar. Arrêtez, femme cruelle! Et vous êtes mère? {La retenant. )

Gil. Et vous, monsieur, que faites-vous? et vous êtes père ! {Avec fermeté.)

Mar. Ciel! quelle réponse! {A part , faisant un mouvement de surprise. )

Gil. Vous chassez , vous menacez, vous maudissez, et vous êtes père ! Ces foudres ne sont-elles pas cent fois pires que les fureurs d'une mère contre un enfant qu'elle voit sur le point d'être maudit ?

Hen. Très-bien! {A Gilda.) D. Grég. Diantre !

Mar. (Quelle émotion m'a causée cette surprise !) {A part. )

Hen. Je suis coupable , je mérite votre courroux, mai sj 'implore votre pardon.

i44 l'ajo nell' jmbarazzo.

Gil. Perdonate ad Enrico , e punite m^ sola.

Mar. (Ah sento che merito rimproveri , e che son padre.) (dase.)

Gil. Non fu per offendervi .

Enr. Onore mi costrinse.

Gil. Se voi siete padre...

Ewr. Lo sono anch' io.

Gil. Amore ci trasporlô.

Enr. Fu per amore.

Mar. (Ed amore, ed il dovere trionfino. ) ( da se. ) È questa veramente la figlia di Tallemani? (a don Gregorio.)

D. Gre. È lei in persona.

Mar. Siete legittimi sposi ?

Enr. Si , lo siamo , ve lo giuro.

Mar. Vi benedisse il cielo?

Gil. Siatene certo.

Mar. (dopo qualche contraste ed irresoluzione. ) Ebbene vi perdono , v' abbraccio , e benedico anch' io voi e la vostra proie.

D. Gre. Oh ! bravo marchesei

Enr. Ah caro padre !

Gil. Io muojo dal contento. (baciandoil figlio.)

D. Gre. Date qua quest' innocente : giacchè

LE PRÉCEPTEUR DANS L'EMBARRAS. l45

Gil. Pardonnez à Henri, et ne punissez que moi.

Mar. (Hélas î je sens que je mérite des reproches et que je suis père! ) ( A part. )

Gît. Ce n'a pas été pour vous offenser....

Hen. L'honneur m'a forcé. . . .

Gil. Si vous êtes père

Hen. Je le suis, moi aussi

Gil. L'amour nous a entraînés —

Hen. C'est par amour....

Mar. (Que l'amour et le devoir triomphent. ) {A part. ) Est-ce bien la fille de Taillemain ? ( A don Grégoire.)

D. Grég. C'est bien elle.

Mar. Vous êtes donc époux légitimes ?

Hen. Oui, je vous jure.

Mar. Vous avez donc reçu la bénédiction nuptiale?

Gil. Je puis vous l'assurer.

Mar. {Apres quelque hésitation. ) Eh bien ! je vous pardonne , je vous embrasse et je vous bénis ainsi que votre enfant.

D. Grég. A la bonne heure , marquis.

Hen. Mon cher père !

Gil. Le plaisir me transporte. ( Embrassant V enfant. )

D. Grég. Donnez ce bambin; puisque heu-

i46 l'ajo nell' imbârazzo.

per sorte dorme , non facciamo che in queste consolazioni avesse da pericolare.

Gil. Ah si, avoi lo fido.

D. Gre. Non dubitate, son pratico.... poniamolo in letto. (Come somiglia al padre ! ) {entra e ritorna.)

Mar. Figli, fo del mio sdegno un sagrificio al cielo. Una voce superiore mi parla , mi rimprovera il mio soverchio rigore, e mi presagisce un fortunato avvenire. Deh voi non deludete le mie speranze.

Enr. No, padre mio.

Gil. Non temete , ne supponete già che uccider volessi Bernardino mio , lo feci solo per iscuotervi.

Mar. Intendo , mi narrerete poi come avete potulo...

Gil. Si , quando sarete più calmalo.

Ejvr. Tutto sa don Gre^orio.

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