SCENE IV
G1LDA. et Les Mêmes.
G il. Ah ! monsieur le marquis , que faites-vous donc? C'est mon enfant, c'est votre sang! ( Arrachant l'enfant des bras de don Grégoire. )
Mar. Mon sang! O femme dévergondée!
Gil. Oui , et personne ne pourra l'arracher de mes bras. ( Il faut avoir recours à un trait de roman. ) ( A part. En rentrant elle presse et embrasse son enfant. )
Mar. Dévergondée ! mon sang !
D. Grég. (Arrive que pourra. ) ( A part. ) Oui, marquis , tout est découvert , c'est votre sang.
i36 l'ajo nell' imbarazzo.
Mar. Corne ? Snaturato !
D. Gre. A che serve negarlo ? Venite fra Je mie braccia.
Mar. Eh braccia d' inferno! (respingëndolo.)
D. Gre. (Ci vuol petto di ferro. ) (da se. ) Uscite d' errore , e non mi togliete in un istante, per una falsa apparenza, la stima che per tanti anni ho da voi meritato.
Mar. Come?
D. Gre. Sappiate...
Mar. Che?
D. Gre. (Là, r tutt' un colpo.) (da se.) Quella giovane è moglie, e quel fanciullo è figlio...
Mar. Di chi ?
D. Gre. Di Enrico, figlio vos tro.
Mar. Ah , son tradito ! Diceste il vero? Son disperato... Traditori... indegni... mi voleté nel sepolcro, ci siete riusciti. (injuria. )
D. Gre. (Bisognalasciarlo sfogare. (da se.)
Mar. Figlio ingrato ! No , che se di ciô sei reo , non sarai più mio figlio. Ma è vero?
D. Gre. È vero. (timorosamenle.) (Dopo dato il colpo, convien lasciare uscireil sangue.) (da se.)
Mar. Ah ! ditemi che menliste , o la mia fu-
Mar. Comment cela , homme dénaturé?
D. Grég. A quoi bon le nier? Accourez dans mes bras.
Mar. Halte-là avec vos bras d'enfer. ( Le repoussant. )
D. Grég. ( De l'intrépidité. ) ( A part. ) Désabusez-vous une fois, et ne me retirez pas en un instant , pour une fausse apparence , l'estime que j'ai méritée pendant si long-temps.
Mar. Comment?
D. Grég. Sachez...
Mar. Quoi?
D. Grég. ( Allons , voyons , déroulons la chose tout d'un trait. ) ( A part, ) Cette jeune personne est la femme , et ce poupon est l'enfant de...
Mar. De qui donc?
D. Grég. De votre fils Henri.
Mar. Quelle trahison I Est-ce bien vrai ? Je suis au désespoir! Traîtres, indignes.... vous voulez me faire mourir ! vous y avez réussi . (Furieux, )
D. Grég. (11 vaut mieux lui laisser assouvir sa colère.) (A part.)
Mar . Fils ingrat ! je te répudie , si tu as commis cette horreur ï Mais est-ce bien vrai ?
D. Grég. Eh I mon Dieu ! oui. ( Timidement. ) ( Une fois le coup donné , il faut laisser couler le sang. ) (A part. )
Mar. Hélas ! dites-moi que vous avez menti , ou
i38 l'ajo nell' imbarazzo.
ria giungerà ail' eccesso. Tant' amore , tante cure, tanti pensieri... ! Barbari , tremate , vi farô veder chi sono.
D. Gre. Sfogatevi, marchese.
Mar. Che? m' insultate ancora?
D. Gre. No, guardi il cielo.
M ar. Si , che sfogar mi dovrei sopra di voi il primo , che sarete stato il mezzano , torcimano.
D. Gre. Oh ! alto là, signor marchese.
Mar. Io sono fuori di me. {abbattuto si ferma.)
D. Gre. Insulti a don Gregorio non si fanno.
Siete degno di scusa, se la collera v' accieca, ma non o (Fende te Y onor di un uomo onesto, quale son io. Solo questa mane Enrico mi svelô F arcano, pieno di lagrime e d' awilimento. Era venu ta la giovane a piangere anch' essa nell' atto che giungeste; allorchè per risparmiarvi una sorpresa simile , non potendola far uscire, la ceiai nelle mie camere. La nécessita di farle nutrire il figlio, m 9 indusse ad andare io stesso a prenderlo , quando non
LE PRÉCEPTEUR DANS l'eMBARRÀS. \3g
ma fureur me fera commettre quelque excès. Se peut-il que tant d'affection , tant de soins , tant de soucis — ? Barbares , tremblez , vous verrez ce dont je suis capable.
D. Grég. C'est ça, marquis, vomissez toute votre bile.
Mar. Comment? par-dessus le marché, vous m'insultez ?
D. Grég. Pas le moins du monde.
Mar. Certes , je ferais bien de commencer par assouvir ma rage contre vous ; oui , contre vous : car probablement vous avez été le procureur , l'entremetteur.
D. Grég. Holà, monsieur le marquis....
Mar. Ma raison s'égare. (Il s'arrête abattu. )
• D. Grég. Don Grégoire ne saurait supporter de pareilles insultes. Vous êtes excusable si la colère vous aveugle ; mais gardez-vous d'offenser l'honneur d'un honnête homme tel que moi. Ce n'est que depuis ce matin qu'Henri , tout éploré et abattu , m'a dévoilé le mystère. La jeune femme était venue pleurer aussi au moment où vous êtes rentré. Pour vous éviter un spectacle pareil, ne pouvant pas la faire sortir, je l'ai cachée dans mon appartement. La nécessité de faire donner le sein à l'enfant, m'a décidé à aller le prendre moi-même, lorsque , je ne sais par quel soupçon , vous êtes
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so per quai sospetto , siete venuto a sorprendermi. Giuro sul più sagro delF onore, che nulla prima di questa mane io sapeva di cio j ad Enrico era riuscito celar la sua unione per il tratto di un anno corne agli occhi vostri, cosi ai miei.
Mar. Perfido ! traditore !
D. Gre. Quanto vi dico, è vero, e lo protesta con mille miei giuramenti. Il maie è fatto, rimedio alcuno non puô esservi; date luogo alla ragione , e vi tranquillizzi il riflesso che poteva accadere di peggio. La giovane è la figlia delcolonnelloTallemani, cheera a voiben cognito , il di cui grado non è dissimile dal vostro -, e se non ha ricchezze, suppliranno a queste le ^ue buone qualità che la faranno degna delF amore di vostro figlio e del vostro perdono.
Mar. Perdono ! Uditemi, donGregorio. Io sono fuori di me. Io non vedrô mai più mio figlio... Senza il mio assenso... a mio scorno, fosse la figlia di un sovrano, aver moglie! un figlio ! . . . Partano ail' istante da questa casa ; vadano raminghi vittime délia famé ; e sopra loro e loro figlio la mia mano paterna scaglierà... {injuria.)
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venu me surprendre. Je fais le serment le plus solennel que je ne savais rien avant ce matin. Henri, pendant un an , avait, réussi à garder le secret tant avec vous qu'avec moi.
Mar. Le perfide ! le traître!
D. Grég. Ce que je vous dis là est l'expression de la vérité, et je vous renouvelle ici mes plus sincères protestations. Le mal est fait. Je n'y vois pas de remède. Soyez raisonnable, et pensez qu'il pouvait vous arriver quelque chose de pis. La jeune personne est la fille du colonel Taillemain , que vous avez connu ; il appartient à un rang égal au vôtre. Si elle n'a pas de fortune , ses bonnes qualités la rendront digne de votre fils et de votre pardon.
Mar. Mon pardon! Ecoutez, don Grégoire. Je suis hors de moi-même. Je ne veux plus revoir
mon fils Sans mon consentement , à ma honte ,
fût-elle la fille d'un roi ,.... une femme ! un enfant!.... Qu'ils s'en aillent à l'instant de chez moi! je les voue à l'abandon , à la haine, et ma main paternelle foudroiera contre eux et leur enfant ma.... (Furieux.)
1^2 L'AJO NELt IMBARÀZZO.
SCENA V
GILDA con fiçlio nelle braccia , seguita da ENRICO , e
Dbtti.
Gil. Sospendete alla vista di una disperata che, prima di veder fulminato dalla vostfa mano quest' innocente , vuol sbranarlo in quest' istante; mirate... (con jinta risoluzione ri* volgendosi verso il figlio in atto di trucidarlo.)
Mar. Che fa te, scellerata? e siete madré!
(arrestandola.)
Gil. Evoiche fate? E siete padre ! (con voce ferma.)
Mar. Oh cielo! quai risposta! (da se facendo un arvesto. )
Gil. Discacciate, minacciate, maledite, e siete padre! E non son peggiori questi fuimini, che il furor di una madré contro di un figlio nel procinto di vederlo maledire?
Enr. (Brava. ) (a Gil. )
D. Gr. Cospetto !
Mar. (Oh quale scossa mi diede una tal sorpresa!) (da se. )
Enr. Son reo, merilo il vostro sdegno, ma vi chiedo pietà.
LE PRÉCEPTEUR DANS l'eMBAHRAS. ifô