‹ Le précepteur dans l'embarras, comédie-vaudeville en un acteChapitre 13 sur 19 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

MORIN, AMELIE, ensuite GERMAIN.

AMÉLIE

Ah! monsieur.., combien je suis émue... (Morin la soutient gauchement sur ses bras et la fait asseoir sur un fauteuil qui se trouve auprès de la table.)

MORIN

Je l'avais bien dit •> la voilà qui se trouve mal. . . ah ! mon dieu ! quel embarras !. . . moi qui n'entendsjpen à tout cela.. . si j'avais quelques gouttes à! eau de Mélisse . .

(Il lui frappe dans la main.)

germain, entrant par la porte du fond.)

Monsieur 5 je n'ai pas trouvé. . • ( // s'arrête en voyant

Amélie , a qui Morin prodigue ses soins.) une femme!...

cachée dans l'appartement de monsieur le précepteur !..•

heureuse découverte!..: vite, allons avertir M. le baron.

( // sort.) AMÉLIE, revenant a elle.

Comment vous témoigner ma reconnaissance?

MORIN

En vous éloignant de ces lieux le plus promptement possible... vous n'y êtes pas en sûreté ; nous sommes sur un volcan... le courroux du baron peut, d'un moment à l'autre, faire une éruption terrible.

AMÉLIE

Air : On dit que je suis sans malice. Comment fuir ce courroux funeste?

MORIN

En prenant un fiacre modeste

Qui loin de ce danger pressant

Nous emporte comme le vent. {A part.)

Ma is comment sauver l'apparence ?

Je risque en servant l'innocence,

Aux yeux d'un cocher scrutateur,

De passer pour un ravisseur.

L'instant est favorable... dirigeons-nous sans bruit vers le corridor.

AMÉLIE, avec beaucoup de naturel.

Je ne vous demande que le temps d'aller reprendre mon fis.

MORIN, avec exclamation.

Votre fils!... en vojci bien d'une autre..', vous avez un fils!... il ne nous manquait plus que cela.

Page 1