SCENE XII
Les Précédens, HENRL HENRI, à demi-voix et effaré.
Mon cher Morin... ma chère Amélie , nous sommes perdus.
Si
MORIN
Votre père serait-il informé?...
HENRI
Je le quittais lorsqu'en passant près du petit pavillon , vous savez, ce petit pavillon où nous prenons nos leçons?... je vois deux domestiques qui allaient s'y introduire ; je les en ai détournés, mais je crains que les soupçons de mon père... #.
MORIN
Eh! qu'avons-nous à Taire du petit pavillon?
AMÉLIE
Vous ignorez que c'est dans cet endroit qu'est déposé e berceau d'Adolphe.
morin, se ressouvenant*
Ah! le petit bonhomme... (à Henri) vous ne m'aviez pas dit qu'il y avait un petit bonhomme...
HENRI
Nous mettons en vous tout notre espoir.
11 est joliment placé.
AMÉLIE
Soyez notre sauveur.
MORIN
Mon génie est à bout.
• AMÉLIE
C'est donc à moi d'aller réclamer mon fils.
HENRI y V arrêtant.
Non, je dois braver la colère de mon père... morin, courant à lui et V arrêtant.
Arrêtez, mon élève, de par 'toute l'autorité que j'ai ur vous. .je vous ordonne de rester... vous allez foire ine folie.... c'est à moi de l'entreprendre., j'y mettrai du noins toute la prudence et la maturité nécessaires... je me ends au pavillon.
HENRI
Je vous accompagnerai.
morin .
Non , non... tâchez de rejoindre votre père; et de l'em- )êcher de se trouver sur mon chemin... puisqu'il le faut, liions chercher le petit bonhomme... (// prend son cha-
peau et son manteau. A part en s'en allant.) Faites donc des éducations particulières (A Amélie.)... vous, madame, vous n'ouvrirez qu'à moi seul. (Il sort, Amélie ferme la porte à la clef.)