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CHAPITRE XXIII

MAGDALÉNIEN. — nOMME.

§ t . Mâchoire «l’Arcy. — Le sol meuble de la grotte des Fées, à Arcy-sur-Cure (Yonne), est formé de trois assises bien distinctes \ ce sont, en allant de haut en bas .

\° Dépôt superficiel appartenant aux temps actuels, contenant des objets plus ou moins récents, a\ec instruments en pierre robenhausiens et nombreux tessons de poterie grossière à la base ;

2° Couche magdalénienne, renfermant des emplacements de foyers, des silex taillés en lames, avec grattoirs et burins, des instruments en os et surtout de nombreux ossements refendus et brisés, parmi lesquels ceux de renne sont en majorité ;

3° Repaire d’ours, contenant en abondance des ossements du grand ours des cavernes, associés à des restes épars de grands bovidés, de mammouth et du rhinocéros tichorhinus.

C’est entre cette assise inférieure et l’assise moyenne que de Vibraye recueillit, en 1839, une mâchoire inférieure humaine. Elle fut extraite par un des ouvriers pendant que le savant explorateur était sorti de la grotte. Immédiatement averti, il s’empressa de constater le gisement et resta convaincu que la mâchoire appartenait à 1 assise inférieure. Elle était, dit-il, entre une tete cntièie - d’ Uvsus spelæus et divers fragments de mâchoire d Jiyena spelæa. Ours et hyène n’ont pu vivre ensemble, le mélange de leurs débris suppose donc un remaniement. De plus, à l’Exposition de 1867, Histoire du travail, de Vibraye, , sur le carton contenant la mâchoire, a fixé un beau grattoii et des silex taillés en pointe, évidemment magdaléniens.

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Les fouilles de la grotte des Fées, par de Vibraye, ont été considérables et pourtant elles n’ont donné que ce fragment de mâchoire et une dent appartenant à un autre individu. On ne peut donc admettre qu’il y a eu là sépulture postérieure. Nous sommes en présence d'un de ces ossements humains disséminés qui appartiennent bien à l’époque du milieu quaternaire dans lequel ils se trouvent; or, ce milieu est le magdalénien le plus ancien.

La mâchoire d’Arcy représente, en effet, l’intermédiaire le plus complet entre la mâchoire de la Naulette et les mâchoires actuelles. L’ensemble de l’os, moins épais et moins trapu que dans le fossile chelléen, l’est pourtant beaucoup plus que dans les pièces analogues de nos jours. Si le plan du menton ne fuit plus en arrière, il ne se projette pas encore en avant. Il est à peu près perpendiculaire, ayant pourtant encore une tendance plus prononcée vers l’arrière que vers l’avant. Les molaires paraissent d’égal développement, ce qui est aussi un caractère intermédiaire très marqué. Mais le menton proprement dit est déjà accusé par une saillie triangulaire et une fossette, et l’apophyse géni est bien marquée.

En alignant la mâchoire de la Naulette, celle d’Arcy et une mâchoire acluellc, on reconnaît une dégradation ou progression de forme très accentuée qui ne laisse aucun doute concernant leur transformation et filiation.

§ 2. Squelette de ILaugerie-Basse. — Vers la fin de l’hiver de 1872, M. Massenat a rencontré dans le gisement magdalénien de Laugerie-Bassc un squelette humain. La tête était du côté du talus de la rivière, les pieds par conséquent vers le rocher. Il était couché sur le côté et tout à fait accroupi, la main gauche sous le pariétal gauche, la droite sur le cou ; les coudes touchant à peu près les genoux, un pied rapproché du bassin. Les os étaient presque en place ; il y avait eu à peine un très léger tasse-

ment fies terres, mais la colonne vertébrale était écrasée par l’angle d’un gros bloc , et le bassin était brisé. MM. Cartailhac, Lalande etMassenat, ayant examiné avec soin le gisement de ce squelette, ont conclu, avec raison, qu’il appartient à un homme écrasé par un éboulis de rocher. En effet, le squelette gisait à la partie supérieure d’un épais dépôt archéologique, recouvert de gros blocs de rochers, détachés du surplomb supérieur. Quelques-uns mesuraient 5 mètres de longueur sur 2 de largeur et d’épaisseur. Tous les interstices étaient remplis par du dépôt magdalénien, dépôt qui s’élevait à plus de 1 mètre au-dessus et qui était plus puissant autrefois, car on en avait déblayé une certaine hauteur pour établir une bergerie. Le squelette appartient donc bien à l’époque de la Madeleine.

Malheureusement, la tête est très brisée, et je n’ai sous les yeux qu’un moulage. Je m’abstiens donc de toute description, estimant qu’en pareil cas il vaut mieux laisser une lacune, quelque regrettable qu’elle soit, que d encombrer la science de données hypothétiques et erronées. Tout ce qu’on peut dire, c’est que, dans son ensemble, cette tête parait se rapprocher de celles de la sépulture de Cro-Magnon, dont il sera question un peu plus loin et surtout au chapitre Homme du robenhausicn.

Quant aux autres os du squelette, il en est deux sur lesquels nous devons nous arrêter d’une manière toute spéciale, parce qu’ils nous fournissent de précieux renseignements.

Un humérus n’a pas la fosse olécranienne ou trou de la base perforé, ce qui est pourtant considéré comme un caractère plutôt ancien que récent. Par contre, sur le côte, à un tiers de la longueur vers le sommet, il y a une empreinte musculaire très large, très proéminente , par suite extrêmement prononcée.

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Un péroné est encore plus exceptionnel, plus caractérisé sous le rapport de la puissance musculaire. Il est plus fort, plus large et surtout à angles plus accentués que nos péronés actuels de même taille. Mais ce qui le distingue surtout, c’est la profondeur et l’accentuation du sillon longitudinal. Ce sillon est transformé en véritable canal, véritable gouttière. C’est encore là la preuve d’une musculation excessivement puissante. L’homme moustérien était donc très fort et très vigoureux, surtout des jambes. Il devait admirablement courir, qualité des plus précieuses pour des chasseurs.

§ 3. Aurignac, (Jro-Magnon, Furfooz, etc. — La mâchoire d’Arcy et l’homme écrasé de Laugerie-Basse sont à peu près les deux seules pièces ostéologiques certaines que nous ayons concernant l’homme magdalénien. Ce n’est pourtant pas faute de nombreuses indications, mais une critique impartiale nous oblige à les écarter.

La première et l’une des plus importantes est celle tirée de la grotte d’Aurignac (Haute-Garonne). Cette grotte, si bien étudiée par Edouard Lartet, contenait un repaire d’animaux féroces, une station magdalénienne et des sépultures. Lartet, qui n’a pu fouiller la grotte quclorsqu’elle était déjà ouverte et en partie vidée, trouvant tout mêlé, a cru naturellement que tout était contemporain. Mais la sépulture contenait des débris de poterie ; or, nous savons maintenant que la poterie n’existait pas dans les temps géologiques. Nous savons aussi, depuis la mort de notre savant maître, que 1 homme fossile n’enterrait pas ses morts. Les sépultures d’Aurignac sont donc postérieures non seulement au repaire, mais encore à la station. Ce qui le démontre directement, c’est que les os humains ne sont pas comme les os d’animaux rongés par l’hyène, et qu’avec les os humains on a trouvé non seulement de la poterie, mais des perles en rondelles de pétoncle tout

à fait caractéristiques des sépultures robenhausiennes.

M. Louis Lartet a aussi étudié des sépultures qui ont fait grand bruit comme sépultures de l’homme tossile ou quaternaire. Ce sont les sépultures de Cro-Magnon, à Tayac (Dordogne). Il les a si bien décrites, qu’avec sa description il est facile de montrer qu elles sont récentes. Les corps de Cro-Magnon ont été déposés dans une petite grotte contenant un épais dépôt magdalénien etl entrée a été fermée avec une partie de ce dépôt remanié. C est ce qui a trompé les observateurs. Mais les corps n’étaient pas ensevelis dans le dépôt. Ils étaient simplement posés dessus, dans une espace vide. La simple vue de 1 un des crânes, celui du vieillard, suffit pour le prouver. Il est en partie recouvert d’une incrustation stalagmitique. 11 recevait donc l’eau tombant de la voûte. En outre, le Iront porte une excoriation, qui est le produit d’une altération de l’os par l’action de l’air et de l’humidité. Les coquilles de Littorina l/'ttorea, formant collier, sont encore recouvertes de leur épiderme coloré, ce qui montre bien qu au lieu de remonter aux temps géologiques, elles appartiennent simplement au commencement des temps actuels.

Une grotte sépulcrale belge, fouillée par M. Dupont, a aussi fait un certain bruit comme lieu de sépulture magdalénien. C’est le trou du Frontal, à Furlooz. L entrée était aussi fermée par du dépôt magdalénien remanié. C est ce qui a induit en erreur. Mais 1 intérieur a donné les débris d’une poterie ovale, avec mamelons troués servant d’anses, forme éminemment robenhausienne.

Quelques autres gisements ont été signalés. Il est inutile de les passer en revue, aucun d eux ne résiste à un examen sérieux et impartial.

§ -i. Représentations humaines. — Si les sépultures magdaléniennes font défaut, si les ossements humains de cette époque sont rares et en inauvaisétat, nousavons une

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ressource toute spéciale, ce sont les représentations artistiques de l’homme.

La Madeleine a fourni un petit bonhomme gravé sur bâton de commandement en corne de renne, musée de Saint-Germain [Musée préhistorique, n° 198); une statueLlede femme sans bras, tète cassée, dite Vénus impudique, collection de Vibraye ; trois fragments de sagaies en corne de renne avec avant-bras et mains gravés. L’un, de la collection Christy, présente un bras de chaque côté (Musée, n° 201); les deux autres, du musée de Saint-Germain, n’ont chacun qu’une seule gravure (Musée, n° 200). Enfin, un long fragment de sagaie qui porte de chaque côté une série de mains dont la direction alterne, ce sont des ovales avec quatre ou trois doigts figurés, musée de Saint- Germain.

De Laugerie-Basse on a une femme enceinte, gravée sur os, collection Picltc (Musée, n° 202); un chasseur d’aurochs (Musée, n° 203), sur corne de renne; une tète grossièrement sculptée, également en corne de renne ; un homme informe avec un bras tout à fait disproportionné, et deux autres bras analogues sur omoplate de cheval. Ces trois dernières pièces appartiennent à M. Massenat.

Tète humaine, gravée sur une corne de renne, de la grotte de Kochebertier (Charente), collection Bourgeois à l’Ecole d'anthropologie (Musée, n° 199).

Ebauche d’un ligurine humaine, en corne de renne, de Pont-à-Lesse (Belgique), musée d’histoire naturelle de Bruxelles.

11 ne reste plus qu’à rappeler la main sur pierre de Solut ré, collection de Ferry (Musée, n° 12(5). Ce qui fait treize pièces. Malheureusement, plusieurs sont en si mauvais état, qu’on ne peut en tirer parti pour la question qui nous occupe.

La tète du chasseur d’aurochs, ainsi que les deux tètes

isolées (le Laugerie-Bassc et de Rocheberlier, nous fournissent un intéressant renseignement sur la physionomie générale des hommes de celte époque. La figure est étroite et allongée ; l’expression est réjouie et sarcastique. Dans son ensemble, cette figure rappelle un peu le type conventionnel sous lequel on représente Méphistophélès.

Le chasseur d’aurochs a le corps extrêmement velu, d’une manière à peu près générale. La femme enceinte est aussi couverte de poils, mais beaucoup plus fins. Le système pileux était donc fort développé à l’époque de la Madeleine.

Les représentations de mains ne montrent que quatre doigts, toujours seulement quatre doigts, le pouce n’est jamais indiqué. Gela prouve qu’il était fortement opposé aux autres doigts, plus fortement que de nos jours. La main ouverte, on ne le voyait pas, car toutes les mains sont représentées ouvertes.

Les poignets, aussi bien dans les avant-bras isolés, que dans celui de la femme enceinte, sont garnis de hachures profondes, formant une groupe limité. Il est assez difficile de bien définir ce que représentent ces hachures ; pourtant il ne paraît pas possible d’y voir autre chose qu’une parure, un ornement qui se portait à l’avant-hras.

Là s’arrêtent pour le moment les déductions qu’on peut tirer des représentations humaines magdaléniennes.

§ o. Religiosité. — L’homme écrasé de Laugerie- Basse confirme ce qui vient d’ètre dit concernant la parure à propos des avant-bras. Il avait, comme ornementation, des coquilles de cyprées ou porcelaines. Elles étaient disséminées par couples sur le corps, deux couples sur le front, un près de chaque humérus, quatre dans la région des genoux, deux sur chaque pied. En tout, douze couples ou vingt-quatre coquilles appartenant aux Cypræa rufa et C . lurida, les deux plus grosses espèces de la Méditerranée.

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La première est d’un fauve assez agréable, l’autre d’un joli gris de souris Ces coquilles devaient donc constituer une parure for élégante.

Cet amour de la parure explique pourquoi nous avons trouvé tant de pendeloques dans les gisements magdaléniens : dents percées revêtues d’un brillant émail, coquilles diverses vivantes et fossiles, fluorine violette, etc. Une population artiste comme celle de l’époque de la Madeleine devait évidemment chercher à se parer, puisqu’elle travaillait patiemment à orner de sculptures et gravures ses instruments et surtout ses armes.

Ce qui frappe au milieu de toutes ces pendeloques, c’est de ne rien trouver qui ait une physionomie d’amulette. Toutes les pièces, percées pour être portées suspendues, s’expliquent et se justifient très bien comme bijoux.

Un seul auteur, je crois, est allé fouiller et remuer tout le mobilier archéologique magdalénien pour y trouver des traces de culte ; c’est M. Piette. Ne sachant trop que choisir pour appuyer son hypothèse, il s’est entin décidé à donner comme symbole de culte certaines rondelles discoïdes d’os ou de corne de renne plus ou moins ornées de gravures. Or, ces rondelles, comme je l’ai établi pagc410, ne sont que de simples boutons destinés à maintenir les vêtements. Ces boutons agrafes étaient naturellement très ornés, comme l’ont été depuis, dans les temps actuels, les fibules et les broches remplissant les mêmes fonctions.

Les gravures et les sculptures, dans leur ensemble aussi bien que dans leurs détails, conduisent à la même conclusion, l’absence complète de religiosité. En effet, ces gravures et sculptures ne sont absolument que de simples motifs d’ornementation des plus élémentaires ou des reproductions plus ou moins réussies d’objets naturels.

Le propre de toute conception religieuse est de pousser

au surnaturel, par conséquent (le remplacer l’observation par l’imagination. Dès lors, les données simples et vraies de la nature sont abandonnées pour laisser le champ libre à toutes les folles conceptions d’une imagination dévergondée. Aussi les religions, toutes, quelles qu’elles soient, enfantent, comme objets d’art, des monstruosités, des anomalies, des non-sens. 11 suffit, pour s’en assurer, de jeter un simple coup d’œil sur un panthéon quelconque, depuis le panthéon des sauvages les plus inférieurs de nos jours jusqu’à celui des peuples qui passent pour les plus éclairés. Eh bien, il n’y a pas trace de cette aberration d’esprit, de ce dévergondage d’imagination dans toutl art de l’époque magdalénienne. Je le répète, nous devons en conclure que l’homme magdalénien, artiste distingué, n’avait aucune conception religieuse.

La première résultante de toute idée religieuse est de faire craindre la mort, ou tout au moins les morts. Il en résulte que dès que les idées religieuses se lont jour, les pratiques funéraires s’introduisent. Eh bien, il n’y a pas trace de pratiques funéraires dans tous les temps quaternaires. L’homme quaternaire était donc complètement dépourvu du sentiment de la religiosité.

6. Mœurs nomades. — L'agriculture et même la connaissancedes animaux, domestiques faisaientcomplètement défaut à l’époque magdalénienne, l’homme ne devait vivre que de chasse et de pèche, les fruits sauvages étant insuffisants dans nos contrées pour nourrir 1 homme. Nous avons vu précédemment qu’à l’époque magdalénienne les variations de température étaient très prononcées entre l’été et l’hiver. Il en résultait d’importantes migrations du gibier d’une saison à l’autre. L’homme devait faire comme le gibier, dont il composai t sa principale nourriture. Lesstations magdaléniennes nous montrent 1 homme préférant par-dessus tout le renne. Il devait donc suivre le renne

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dans scs pérégrinations. Le renne est un animal qui change volontiers de cantonnement. En Laponie nous le voyons de nos jours occuper pendant une partie de l’année le versant suédois, ou de la Baltique ; pendant l’autre partie de l’année, il passe sur le versant norvégien, ou de l’Océan.

Eli bien, pendant l’époque magdalénienne le renne descendait l’hiver jusqu’aux Pyrénées et jusqu’en Provence, comme le prouvent les stations magdaléniennes découvertes dans ces régions. Mais comme le renne redoute la chaleur, l’été il devait remonter beaucoup vers le Nord, à la recherche d'un climat plus frais.

Les Peaux- Rouges nous ont fourni des exemples frappants de ces migrations. Dans l’Amérique du Nord, ils faisaient des trajets de plus de 4 000 kilomètres du nord au sud et du sud au nord, d’après les saisons, à la suite des grands troupeaux de buffles sauvages.

Ce qui établit bien les voyages des hommes de la Madeleine, c’est la présence dans les stations du versant océanien de coquilles de la Méditerranée, et dans celles .du versant méditerranéen de coquilles spéciales à l’Océan. Les stations des Pyrénées sont riches en silex, bien que le pays ne contienne pas cette pierre à l’état brut ou naturel. Il en est de même des stations des environs de Binant (Belgique) et de la Suisse. Les coquilles fossiles nous fournissent des données analogues; ainsi, d’après M. Mayer, la station de Thayngen (Schaffhouse) contenait <1 es coquilles tertiaires du bassin de Vienne, en Autriche, et des environs de Bordeaux.

Une autre preuve que les hommes de l’époque de la Madeleine abandonnaient souvent leurs stations, c’est que dans plusieurs d’entre elles nous rencontrons des débris ou coprolilhes d’hyène ou des os rongés par cet animal. Bien certainement il ne s’est pas introduit dans la station

pendant qu’elle était habitée. Il a profité d’un moment où elle se trouvait abandonnée.

Cet abandon, parfois, a duré fort longtemps, des séries d’années, c’est ce qui fait que dans certains gisements, les couches magdaléniennes sont séparées par des couches stériles plus ou moins abondantes, comme au Placard (voir la coupe, p. 370), ou par des nappes de stalagmites.

Il faut donc en conclure que l’homme magdalénien était éminemment nomade.

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