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LES PRINCIPES D'HÉRÉDITÉ

Lorsqu'on étudie la formation des races, il ne faut jamais perdre de vue l'impressionnabilité de l'organisme vivant. Que ce soit dans l'espèce humaine, animale, ou même végétale, on observe partout une sensibilité étonnante à l'égard des influences provoquées par des traces infinitésimales de substances remplissant le milieu ambiant.

On peut retrouver l'existence de métaux comme le cuivre, l'argent ou le plomb dans un pays quelconque eii analysant la composition des végétaux qui les absorbent d'une façon presque imperceptible, de même qu'on peut retrouver la présence d'un métal qui en renferme moins d'un milligramme par hectolitre.

Raulin avait prouvé qu'il suffisait de mettre dans un bocal rempli d'un liquide, le millionième de son poids en nitrate d'argent, pour que les champignons qu'on y mettait dépérissent presque à vue d'oeil. Une épingle mise en contact avec de l'eau distillée dans un alambic de cuivre devient par cela même toxique.

Des expériences innombrables ont démontré l'absorption des poisons métalHques par les cellules végétales. Il suffît que l'eau contienne un à trois dix millionièmes de plomb pour que certaines cellules noircissent instantanément lorsqu'on les traite par l'acide sulfhydrique.

L'homme qui se nourrit de toutes sortes de végétaux

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est, par cela même, exposé à Tinfluence des minéraux absorbés par ces derniers. Il subit ainsi l'influence de doses infinitésimales qui réagissent d'une façon positive ou négative sur ses vertus organiques.

Les principes de Thérédité aidant, l'ambiance modifie d'une façon complexe toutes les qualités fluctuantes de nos organismes, qui constituent précisément les difïérences raciales.

La Biométrique, cette science récente qui, fondée par Quételet en 1845, a pris au xx® siècle une extension considérable, apporte des arguments des plus probants en faveur de l'hérédité normale des caractères fluctuants.

Qu'est-ce, à vrai dire, qu'un caractère fluctuant ? Selon la définition de Blaringhem : a Un caractère commun à une agglomération d'individus est fluctuant, lorsqu'on peut toujours trouver un état intermédiaire entre deux états aussi rapprochés que possible du caractère. »

Ces études appliquées à la science des peuples et des races pourront éclairer maints points restés jusqu'à présent obscurs, en nous fournissant des explications présentant une certitude mathématique.

Nous connaissons aujourd'hui les qualités essentielles de la loi des déviatienj^^luctuantes avec certaines conséquences qui en découlent.

Dans ses curieuses recherches des lois d'hérédité ancestrale, Galton formule cette indication obtenue par lui d'une façon expérimentale que les descendants conservent la moitié de l'héritage total de leurs parents immédiats, le quart de leurs grands-parents, le huitième de leurs arrière-grands-parents, et ainsi de suite. Chaque influence diminuant « en progression géométrique ».

Donnons, à titre d'exemples, certaines séries établies par Galton en ce qui concerne l'hérédité ancestr^e

^» T' IT* T' Te' Tî' ^^^' ^^ transformant ces chiffres

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en décimaux nous obtenons contre 0,5 des parents 0,125 pour les grands-parents, etc.

Notons, à titre de curiosité, que les séries obtenues pour les chiens accusent une persistance d'influence

ancestrale bien plus grande. Car si nous mettons — pour les parents, nous obtiendrions y pour les grands-

parents, -^ pour les arrière-grands-parents, etc.

Cette loi a été complétée par Johannsen qui lui a fourni un corollaire des plus importants pour les modifications raciales. Pour le savant danois : « l'influence individuelle des parents quelque peu éloignés ne se fait guère sentir -en ce qui concerne l'intensité de qualités variant avec le milieu ou l'éducation. »

On a pu ainsi expérimentalement fortifier et radicalement régénérer des plantes et des animaux en les faisant changer de milieu. C'est ce qui du reste se produit chez l'homme couramment et même sur une plus vaste échelle, grâce précisément à la complexité innombrable des influences à la fois physiologiques, intellectuelles et morales.

Or, les deux dernières catégories n'ont point de prise sur les plantes et les animaux...

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