Specie e varieta urnane
an contraire, nousdira-t-il, les variations de l'indice I céplialique sont des plus insignifiantes au point de ^ vue physiologique. Dans la brachycéplialie,le crâne f gagne en largeur ce qu'il perd en longueur. »
D'autre part, il ne faudrait point oublier que maints peuples sont parvenus à changer la forme de leurs crânes, sous l'influence de causes purement mécaniques. f
La coutume de déformation de la tête, afin de lui donner une forme étroite, qui paraissait être à la mode, bien avant Gobineau et Ammon, a été autrefois fort répandue. Hippocrate parle déjà des macrocéphales qui, à la suite de la déformation artificielle, avaient des têtes longues. On soumettait les têtes des enfants, dès leur âge tendre, à une pression au moyen de bandages et à Faide de la pression mécanique. Avec le temps, nous dira Hippocrate, le changement est devenu naturel* . Strabon, Diodore de Sicile, Pline, etc. , confirment cet usage. Sidoine Apollinaire raconte même, avec un luxe de détails à l'appui, comment les membres d'un peuple venu des plaines scythiques (les Huns), arrivèrent à donner à leurs têtes la forme conique ^ . D'après Amédée Thierry % certains peuples vaincus par les Huns, afin de ressembler à leurs vainqueurs, auraient imité cet exemple de déformation de leurs crânes, d'où des